Choisir une chanson très importante pour moi et dire pourquoi ... il en a de bonnes, Henri. Et moi je saute dessus toute guillerette, "livraison dimanche soir", la bouche en coeur.
Ce qui me fait plaisir, c'est la perspective d'écrire, quel que soit le sujet. Pour le coup, la chanson ... il aurait dit un livre, un film, j'en avais cent en tête, dire pourquoi ça résonne encore, et avec quels autres, et comment le sens et la place qu'ils ont en moi ont grandi ou se sont déplacés.
Mais la musique ...
Au début, la musique, c'était celle de mes parents. Arrivée en sixième, à ma réponse à la question "de présentation" du professeur de musique, tout le monde avait ri. Calamité de l'alphabet, j'étais la première et j'avais dit : Brassens, Brel et Anne Sylvestre. A la suite de quoi tous mes camarades avaient répondu Pow Wow. Certains diront que j'étais mieux partie que d'autres. Attendez un peu ...
L'année suivante, nouveau prof, même question, je réponds - de bonne foi - Pow Wow. Mais le vent a tourné en un an, je suis ringarde.
Je ne cesserai jamais de l'être, parce qu'une fois qu'une chanson s'est installée en moi, c'est pour la vie. En tous cas, j'écoute toujours Brel, Brassens, et même Pow Wow et Anne Sylvestre parfois. Ce n'est pas que je n'ai pas parfois un petit frisson de honte en m'apercevant que je connais toujours par coeur les trois premiers albums de MC Solaar ou certains de JJG (bisous à Chu), c'est que je leur garde ma tendresse. Ils ont été mes compagnons, ceux de cet âge, ils me ressemblaient un peu : mal dégrossie, boutonneuse et cherchant l'approbation des autres.
J'ai grandi et mes goûts se sont élargis. Plus bordéliques qu'éclectiques. Un mélomane dirait - certains l'ont déjà dit - que j'écoute de la merde et des joyaux. Je le sais, je suis capable de l'entendre. Mais contrairement à l'exigence que j'ai dans mes lectures, où l'intransigeance m'est naturelle, je suis indulgente avec ma bande-son. Bashung et Pink Martini. K et Belle and Sebastian, Giant Sand et La rue Kétanou, les Doors et Paris Combo, Zebda et Mississipi John Hurt, Thomas Fersen, Radiohead et Tom Poisson, Higelin, Dionysos, Kim et Massive Attack ...
C'est parce que la musique ne me construit pas comme un livre peut le faire. Elle accompagne mon émotion plus qu'elle ne la crée ; j'ai moins à gagner et bien sûr moins à perdre. Et pourtant, parfois, je me suis raccrochée à une chanson pour ne pas sombrer.
A celle-là. Quelqu'un que j'aime est mort, et c'est comme si les quelques morceaux de cet album incluaient toute la pourriture et la merveille du monde. "Love you, bye" - le titre de l'opus lui-même résumait tout. Tout son cynisme, son élégance et le désespoir de son choix.
Pendant des mois, j'ai écouté ces chansons. C'est comme si on me disait : "Ok, crie, pleure, frappe-toi, questionne-toi, hurle, mais avance. Tu es vivante, tu as mal et tu sais plus marcher, mais tu es vivante, alors trouve l'énergie de porter ça en bandoulière et relève-toi. N'oublie pas de pleurer et n'oublie pas de vivre".
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
Zelda, c'est mon amie depuis des années maintenant
Zelda est graphomane du blog, elle ne peut pas s'empêcher d'en créer, mais des fois, elle a peur, alors elle les cache, elle les ouvre, elle les ferme, elle fait semblant de partir en claquant la porte ou en soufflant par la fenêtre, mais elle revient, toujours.
Zelda je lis tout d'elle, même cette nouvelle biographique, et on discute ensemble hors blog assez souvent (un jour, je te téléphonerai, et ça sera chouette).
Quand je sors d'une lecture chez Zelda ou d'une discussion avec elle je suis touchée, agacée, d'accord, pas d'accord...
Jamais sa plume ne m'a laissée indifférente, j'ai toujours aimé avancer en même temps qu'elle sur une route pas si différente, on va dire, parallèle, parfois sans comprendre où elle allait, mais la plupart du temps heureuse de voir qu'elle y allait quand même, car je crois que rien ne nous agace tant, elle et moi, que l'immobilisme, bien que nous soyons toutes deux des contemplatives amusées.
Bref, tout ça pour dire que je suis très fière qu'elle soit publiée ici aujourd'hui.
zelda moi je la connais pas.
mais à la suite de cet article je demande juste d'autres miettes de ces mots parce que j'ai très envie de la découvrir ici ou ailleurs...
Ce que tu nous cites n'est pas vraiment de la merde à mon sens! osons nous dévoiler en affichant clairement nos plus grandes hontes ! je commence (oui je n'ai pas peur, achevez moi !!) : j'aime "le fils de superman " de Céline Dion
J'adore ton texte Zelda et le pouvoir de la musique !!
Ah ben moi je ne connais que très peu de ce que tu cites!
Il faut de tout pour faire un monde de toute façon.
Et encore une fois comme Zan (je suis une copieuse aujourd'hui!) moi non plus je ne connais pas Zelda mais je ne demande qu'à la découvrir plus!
Chu : Bon, larme à l'oeil et tout le bataclan. Tout d'accord avec "rien ne nous agace tant, elle et moi, que l'immobilisme, bien que nous soyons toutes deux des contemplatives amusées".
Et tu sais, Chu, souvent tu m'impressionnes, et je crois que c'est dans ces moments-là que je t'agace !
Zan aka Zanflygal : Merci ... Le truc c'est que là, Henri m'a donné un sujet. J'aime bien les rédactions en fait.
Rolanda Bibine : J'ai bénévolé avec des intégristes musicaux, du coup mes merdouilles et les leurs ... J'ai juste pris une rangée au hasard dans ma cédéthèque, j'aurais pu tomber sur plus honteux aussi !
Alecto : T'afait, et les hontes des uns sont les gloires des autres ... (merci sinon)
Radha : La plupart sont fermés, sinon je pense que tu connais.
Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
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Le jeu de mot c'est "le fanta sai...