Quand nous étions petites avec ma soeur, nous nous imaginions que jamais notre mère remplacerait notre père.
Et pourtant c'est arrivé, Al est rentré dans sa vie, au début tellement discret, qui aurait pu le soupçonner.
Il la faisait rigoler, délirer, un brin de folie dans son quotidien de jeune veuve.
Cet Al, quel phénomène ! Il lui a tout de suite fait perdre la tête.
Ne plus sortir, ne plus dormir, ne plus s'habiller, ne plus se maquiller... Il n'y en avait que pour Lui.
Nous, on ne l'aimait pas, on l'acceptait pour faire bonne figure. On faisait semblant de ne pas comprendre ses changements étranges.
Un peu trop sûr de lui, ce vicieux nous a bluffé.
Ce salaud d'ALzheimer, nous a pris notre mère.

Amour, gloire et beauté ne l'auront pas protégée.
Profitez, ce pourri n'a pas d'amis.
Il dévore tout petit à petit, les souvenirs et notre vie aussi.
Elle avait à peine 60 ans, le jour s'est levé sur une nuit sans sommeil.
Recroquevillée comme un fœtus, elle n'avait plus d'âge.
Sa bouche si belle, était devenue livide.
Son regard si plein d'amour, vide.
Plus rien n'avait d'odeur, de goût.
Nous la reconnaissions à peine.
On aurait voulu le combattre. Ce bellâtre d'Al nous l'a enlèvée sans qu'on n'aie eu le temps de la protéger.
Ses cris sourds de détresse, nous ne les entendions pas.
Je plongeais dans ses yeux hagards, dans leur vert profond, je ne voyais plus que de la solitude, du désespoir.
Mon nez me pique comme quand j'étais petite et que je l'imaginais morte. Elle l'est depuis deux ans, mes yeux se remplissent, j'ne pleure toujours.
Comme quand j'étais petite, je suis jalouse, jalouse des autres,
J'ai 40 ans et j'ai envie de revoir mes parents.
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...