S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

Des amis reviennent bien longtemps après un mot, une réaction pour me dire, je comprends, ou pire tu avais raison. Ce sont des amis, j'avais pardonné. Qui suis-je pour ne pas les excuser? Ce fut parfois long, ou difficile. Je pensais aussi avoir tort et culpabilisais. Ah, ces torts partagés.
Il existe pourtant ces pressentiments, ces intuitions: une réalité augmentée qui nous parait évidente sur un évènement, une personne. Je parlais avec franchise. Enfin, comment peut-on juger la franchise lorsqu'il s'agit de la sienne ? Cette façon de faire pouvait être déplacée, maladroite, brutale. Et comment distinguer la raison de la déraison.
Ce décalage entre un fond propre et une forme sale causait des soucis.
Un ami me dit, vingt ans après, tu avais raison. J'hésite entre une forme fossile de satisfaction et une colère sourde qui se rappelle mes déceptions face aux incompréhensions de l'époque. En fait, il ne pouvait pas en être autrement: la forme, la présentation des choses. Comme il parait que l'essentiel était de faire rire les femmes avant toute chose, la valeur de la présentation d'un sujet fait cinquante pour cent du chemin vers le succès. C'est vrai mais ça ne me ressemble pas. Et quant aux femmes, c'est un vaste sujet.
J'étais tout cela et j'ai l'impression de le perdre. J'étais attaché à mes élans.
Mes emportements, mon esprit caractériel me font avancer. Il arrive que je recule de deux pas mais la force du mouvement est suffisante pour continuer la progression de trois enjambées. D'un côté, je combats ma naïveté, de l'autre, la préfère face au réalisme efficace de certains. Je l'interprète comme une forme de créativité (ne suis-je pas fou alors?). Scotch double face.
Professionnellement, je ne suis plus compatible à cette société commerciale et économique. Je m'aperçois que je ne tiens plus à cette correspondance de comportements car je deviens méfiant, calculateur, tactique. Je passe un repas en silence, préfère ne rien dire, ne plus alimenter un débat. Cela arrive. Ceux qui me connaissent savent dire alors, ça va ?
Je réponds faussement oui mais veut hurler non. Putain, non, ça ne va pas, personne ne voit-il donc pas ce qui se passe ?
Il est des jours où je n'arrive pas à accepter mais je crains la lassitude.
Faut-il approcher les 40 ans pour ouvrir les yeux au Monde?
Pourquoi tout ne pourrait-il continuer ?

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Belle lecture, merci, que ce moment v...
J'aime bien ces moments où les chose...
Toutes les semaines, je cherche un je...
Et du coup, tout à ton bonheur et ta...
Ce qui est génial avec ton écriture...
... Ce mec est un grand timide... Tou...
Vivre plus longtemps ?!? C'est pas s...
Aïe... des regrets !!! enfin c'est ...
j'avais pas de thème quand j'ai comm...
c'est bizarre parce que moi, le stage...