
On passe notre vie à se demander si ça va. Le plus souvent, machinalement, on répond simplement "Ça va". Pourtant tout n'est pas si simple, ces deux mots ne peuvent résumer l'humeur dans laquelle on se trouve, aussi neutre soit-elle. Il faudrait avoir le temps ou le courage d'énoncer une chose qui va bien, une autre qui nous préoccupe. Ça permettrait réellement de prendre la température de l'humeur de son interlocuteur.
Il est un état dans lequel je me retrouve de plus en plus souvent et qui me laisse perplexe chaque fois. Souvent en fin de journée, seul face à un écran : ordinateur, tablette ou smartphone. Une angoisse que je ne sens jamais arriver. Poitrine oppressée, gorge serrée, frilosité et perte de repères sont autant de symptômes que je devrais pourtant voir venir depuis le temps.
Lorsque cette "humeur" me saisit, j'en suis totalement désemparé, parce qu'entre deux mondes.
D'un côté heureux, le sourire aux lèvres, envie de danser la vie, chanter la vie. Je pourrais presque apprécier une chanson d'Obispo, c'est dire. La sensation que tout va bien dans le meilleur des mondes, que j'ai une chance folle de connaitre et d'être entouré de mes amis, de ma famille, de ma femme, et bien sûr ma fille. Que rien ne me manque, matériellement, humainement, spirituellement.
D'un autre, les larmes aux yeux pour rien. La gorge serrée, envie de tout envoyer valdinguer, de sortir de ce carcan de vie dans laquelle on s'empêtre. De tout reprendre à zéro, sans rien refaire pareil. D'arrêter d'être trop gentil, trop bon, trop con. Le sentiment que rien ne pourra me combler.
Dans ces moments-là, le virtuel est un refuge certes facile, mais plutôt douillet. Ce qui n'empêche en rien les larmes, souvent, le silence, toujours. Je ne parle jamais, je n'en parle jamais.
Avec le temps, l'hypersensibilité se gère plus facilement.
Sans aller jusqu'à la dompter, parvenir à vivre avec devient envisageable. Pleurer pour un rien. Rire pour un rien, être souvent excessif, susceptible, bien trop affectueux. Tout ceci s'apprivoise. Mais impossible de saisir cet état d'entre-deux. Fort heureusement, ce mood est lié à une solitude ponctuelle. Sans quoi ce pourrait être un carnage. Un raz de marée émotionnel. Un séisme de sentiments.
Et puis tout rentre dans l'ordre. Jusqu'à demain soir.

Yogiimise
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...