Il est de ces morceaux que l'on découvre plus d'une fois, au détour d'une reprise. Soyons honnêtes : parfois, la reprise, c'est la facilité, parce que le morceau marche très bien tout seul, et qu'on se contente de le rejouer, à l'identique ou presque, et souvent en moins bien, lui retirant juste de sa fraîcheur en voulant l'arranger à une sauce qu'on croit un peu plus dans l'air du temps (quand je pense au mal que les Bananarama ont fait à "Venus" des Shocking Blue...) Et puis il y a aussi ces reprises où le talent donne une deuxième vie au morceau, où l'on s'éloigne de ce qu'il était, où le titre d'interprète prend tout son sens.
On connaît tous ce tube de Kylie Minogue, son clip et ses fringues en plastique, ses samples électro. Ici, les Flaming Lips reprennent ce titre et l'embarquent sur leur territoire avec cette orchestration riche et presque psychédélique. On assiste à une lamentation, quelque chose de très dense, à des années lumières de ce qu'était ce morceau en principe: une espèce de tube de hype-clubber, qui peut devenir rapidement fatiguant.
Gnarls Barkley. On aime, ou pas. Néanmoins, je pense qu'il est incontestable de dire que ces deux-là maîtrisent plutôt très bien l'art de la mélodie (notamment Going On, qui est un morceau qu'il m'arrive souvent d'écouter.) Et puis il y a Ray LaMontagne, ce folkeux aux allures d'ours et sa voix de velours qui nous embarquent assez loin, notamment sur cette merveille de morceau qu'est Winter Birds. Alors Crazy a déjà été repris des dizaines de fois, sans que ce soit généralement très percutant. Ce qui se passe ici, avec Ray LaMontagne, c'est un délicieux mélange de folk et d'accents souls sur les fins de phrases. Agréable et fin.
Bob Marley. Un refrain légendaire, symbole de toutes les luttes, anthologique. Et parfois fatiguant. Puis vient le véritable exercice de style. L'étonnement et la surprise. Et ce n'est pourtant pas la première fois qu'Arno reprend ce genre de classiques. Une atmosphère, un piano qui surprend et la redécouverte d'un texte fort, puissant, violent. On ressent immédiatement cette révolte, et un certaine pointe de dépit. Tout y est, ça fonctionne.
Il est de ces morceaux l'on n'aurait jamais apprécié pour diverses raisons, on serait passé à côté du texte à cause d'une mélodie, de l'identité de l'artiste ou encore de sa réputation. Et puis souvent, il arrive au détour d'un instant comme une petite secousse qui fait sauter un préjugé. Un truc qui fait que plus rien autour n'a vraiment d'importance, quelque chose se passe. Point. Le métier d'interprète prend alors tout son sens, avec tout ce qu'il sous-entend de capacité à investir les mots et les mélodies des autres, de les capturer et d'en faire ce quelque chose de si particulier. Alors parfois oui, c'était mieux après.

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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...