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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Et la musique dans tout ça ?

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A l'heure où tout est accessible, où l'Art avec un CODA  se  déverse en un clic dans nos disques durs et nos baladeurs numériques, qui sont ces milliers d'artistes, souvent en herbe, - au propre comme au figuré -, qui s'affairent tard le soir et bon nombre de leur week-end,  derrière leurs instruments et /ou, leurs programmes informatiques compliqués, enfermés pour bon nombre d'entre-deux dans le marasme d'un travail dit « alimentaire »?


A y regarder de plus près, bien des Artistes issus du triturage audio pullulent en secret et nourrissent une masse latente et découragée qui tente de se chauffer de petit bois.  Quand ils ne chôment pas, leurs esprits de créateurs bouillonnent à longueur de journée entre deux poses de moellons, deux remplacements de courroies de distributions ou encore deux livraisons de canapés. Comme dirait l'autre l'habit ne fait pas le moine. Et le moine comme chacun sait, se dévoue à son dieu s'en rien en attendre en retour... ce qui est exactement le cas de nos brave musiciens.

« Mais pourquoi tous ces artistes ne peuvent vivre de leur Art ? »
Certains n'en n'ont pas le talent, c'est indéniable et d'une certaine façon contribuent à faire pourrir un fruit que trop de monde se partage. D'autres en ont à revendre mais comment se démarquer ? Voyons voir... les radios peut être ? N'est-ce pas un bon moyen, à l'origine, de diffuser et de faire découvrir de la musique ?  Ce n'est pas si simple, car toutes ces pauvres oreilles naïves ont été méticuleusement formatées. N'allons pas sous prétexte de diversité et de qualité, briser un petit commerce issu d'un univers salle. Bon, il y a les radios du net quand même. C'est plus ouvert, diversifié et beaucoup de diffuseurs se classent même par genre, par styles musicaux. C'est plutôt pas mal, encore faudrait-il que les droits de diffusions soient reversés à leurs auteurs... ce qui est  malheureusement rarement le cas. Hum... les radios ça c'est fait... Ha, les discothèques alors ?... ok je sors...


« Mais de la musique il y en a quand même ! »
Oui bien sûr, et heureusement, mais ce que l'on entend à longueur de journée dans notre autoradio ne représente qu'un pourcentage très faible de la quantité des œuvres qui se crée tous les jours. Il suffit d'être curieux et de chercher soi-même. En bon Googlolien qui se respecte, la tâche n'est pas si ardue... encore que. Sur la toile, en fait tout le monde se mélange et forme un amas incommensurable de petits producteurs et de label indépendants. Le public à accès à tout et tellement à tout que finalement à n'importe quoi. Pour le néophyte mieux vaut se nourrir d'une Gaga ou d'une Britney, c'est moins compliqué.


« Dis Maman, c'est quoi un label indépendant ? »
C'est des Messieurs ou Dames indépendants(tes) qui produisent des autres messieurs ou Dames indépendants(tes) aussi. Ils ou elles sont tellement indépendants(tes) qu'ils ou (elles) ne dépendent de personnes. 
Les labels indépendants : A mesure que les anciens s'évanouissent des nouveaux réapparaissent. La plupart d'entre eux  préfèrent aujourd'hui le modèle associatif... et pour cause. Comment travaillent-ils ? Et bien comme ils le peuvent, avec les moyens du bord. Chacun met la main à la pâte (artistes comme label, amis d'amis) et essayent de trouver des solutions pour se faire entendre par un public voué à l'incultisme (si si ça existe), à traquer le « j'aime »et bientôt le « +1 » et à engager sur scène leurs artistes si  les possibilités se présentent et si ces derniers en ont l'envie et les compétences.
Pour tous les artistes un  « Graal » subsiste :  Le support CD. Il reste un bon moyen de communication et au-delà, est presque une fin en soi. Seulement voilà, pour graver du CD il faut être sûr d'en vendre et vendre du disque à notre époque...


« Reste les droits d'auteurs, les téléchargements. »

Sans diffusion radio digne de ce nom et sans support publicitaire, autant dire qu'il vaut mieux s'abonner à la française des jeux. Mais, heureusement les politiques sont là. Ils réfléchissent (.) et fondent l'Abracadabrantesque  ADOPI, un truc barbare qui sonne comme le nom d'un quotidien pour enfant. Encore un qui cache bien son jeu. Rappelons-nous « l'habit ne fait pas le moine », et à l'heure qu'il est ce fameux moine a surement plus tendu le cuir de sa bourse avec sa quête que notre gentil musicien avec sa clarinette...  - cherchez pas y'a pas de jeu de mots -


Bref, on pourrait facilement trouver des noms. Des méchantes structures commerciales dirigées par d'odieuses personnes qui ne pensent qu'a l'argent. Des organismes censés protéger les droits des auteurs  et de les rétribuer qui n'en font rien... Mais à quoi bon se fatiguer puisque seule une prise de conscience du public aurait la force de renverser une vapeur qui est en mal de charbon. En attendant, continuons d'avaler  la soupe sans goût qu'on nous distille... après tout il y a des choses plus graves, comme le chômage et la précarité... c'est pas un peu lié quand même... non ?

 


Jules Edouard de la Mouise
Commentaires
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Rolanda Bibine 28-09-2011 10:46:40

insupportable ! Gilbert Montagné et le groupe Image que l'on entend encore et toujours depuis 30 ans bordel, ont de beaux jours devant eux.
Les blogs servent de lieux de diffusion justement et pour tout ceux qui comme moi ne prennent pas le temps de chercher sur la toile, Catnat et Henri nous font découvrir sans cesse de nouveaux artistes. Heureusement !
Très intéressant ton billet. Oui !
Exact
  David van Lochem 28-09-2011 14:14:15

Toutes les occasions étant bonnes pour se faire connaitre, visitez mon site musical )

http://guitar.van lochem.be
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Auteur de cette article : Jules Edouard de la Mouise

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