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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Le rock, tu l'aimes ou tu le quittes

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Il y a des trucs dans la vie dont on se dit:"je dois faire ça au moins une fois." Pour certains ça peut être sauter à l'élastique, pour d'autres prendre un billet aller simple pour Bornéo, ou bien réussir une bonne fois pour toutes à regarder un film de Steven Seagal jusqu'au bout sans éprouver une subite aversion pour le genre humain. Et spécialement les gros bras à cheveux huileux qui se croient obligés de sauver le monde alors qu'on ne leur a rien demandé. Par exemple. En ce qui me concerne, le défi était voir un concert de Muse. Un vrai. Pas juste un set de festival.

Mission qui s'est avérée très vite compliquée. Ce n'est pas parce qu'en Belgique, à défaut de gouvernement, on a nombre de concerts modernes et de gros tourneurs que l'accès en est évident. Détrompez vous. Le jour J de l'ouverture de la billetterie en ligne, vous avez droit à très exactement 22 minutes 36 secondes (en moyenne) pour repérer vos places, lancer une procédure de réservation, procéder au règlement, et enfin obtenir les précieux sésames, en comptant sur (et c'est toujours une moyenne) sept plantades ou semi plantades de la tentative de réservation pour cause de serveur saturé.

Quelquefois, chance inouïe, l'essai est transformé. Mail de confirmation et tout le toutim, alléluia. Et puis, parfois c'est l'embardée. Vous aurez beau vouer aux gémonies tous les saints du webradis, c'est la chute. Il ne reste plus qu'une chose à faire. A part un brushing et prier (le brushing ça détend, et la prière parfois ça marche. Ou l'inverse. Je ne sais plus. ), il reste la solution de secours. Le fameux site e-tu vas forcément acheter un truc chez moi même moche-bay. Des appâts de trappeur canadien à qui on ne la fait pas vous tendrez, à l'aguet tel un puma visant une antilope vous serez, jusqu'à enfin apercevoir ondoyer au loin la possibilité, le golden ticket. Qui n'aura jamais aussi bien porté son nom, puisque vous vous apprêtez à débourser le double du prix initial, un mystérieux sort semblant s'acharner sur les tickets de concert qui ont tendance à inflationner dangereusement. La crise ma bonne dame.

Tout ceci se passe environ sept mois trois semaines, 5 heures et trente-deux minutes avant ledit évènement, temps vraisemblablement nécessaire pour se remettre du nervous breakdown causé par le débusquage des places d'entrée.
Revenons donc à nos moutons, ou plutôt à nos cabris (la référence au cabri sera expliquée plus tard tout se tient rien ne se perd, pas même les téléphones portables qui serviront de briquets modernes au moment du slow ... Important le téléphone portable en concert. Bref)

Me voilà, guillerette, aux portes du SportPaleis of Antwerpen. Cent soixante bornes, des embouteillages... Il va sans dire que j'attends plutôt impatiemment l'arrivée de Matthew Bellamy et de ses comparses. Qui vont prendre leur temps. Une bonne heure de retard sur l'heure annoncée, mais bon. Ce sont des stars. Et les stars, ça se fait désirer. Ok. Je trompe l'ennui en observant la foule qui se presse. Pour constater que le public est assez éclectique. De la gamine mal assurée sur ses premiers talons et dans son legging en cuir, au quadra bedonnant t-shirt rentré dans le jean pour faire jeune (le jean, pas le t-shirt rentré hein?).
Tout doucement, le public s'installe. L'atmosphère de la salle est particulière. Est ce du à sa forme ovoide?

Le noir se fait. Sur scène, trois grands écrans retransmettent des silhouettes d'hommes montant et descendant des escaliers. Anton Corbijn (ou son fantôme) serait il passé par là ? Ou bien Bellamy et cie auraient ils fumé un peu trop de Depeche Mode? Visuellement l'influence est évidente. Cela dit, il semble que c'est un des leitmotivs de l'album, laisser apparaître plus que clairement les influences, parfois jusqu'à l'écoeurement ou au ridicule sur certains morceaux. Passons.
Ouverture en grande pompe avec Uprising. Bon choix pour commencer. Les trois sont perchés sur des plateaux élévateurs avec écrans lumineux. C'est assez dépouillé, mais pourquoi pas. Matthew, qui aurait pu faire un effort de tenue (sa mère ne lui a pas dit " mais tu vas pas sortir comme ça quand même?") à gauche, le batteur au centre, et le bassiste qui... Oh mon dieu, j'avais jamais remarqué ce qu'il peut ressembler à Vince Vaughn celui là, c'est dingue,,ils sont peut être frères. Enfin bref, lui, il est à droite. Toute à ma comparaison sur les regards plus ou moins bovins de V.V et de notre bassiste, voilà t'y pas qu'Uprising est terminé. On enchaîne. La salle reste bizarrement amorphe. Un peu comme le regard de "Vince". Il gratouille, mais le coeur n'y est pas. Le batteur ne s'en sort pas mieux, et après avoir été mou du genou sur les deux premières chansons, le voilà carrément à la rue sur la troisième.

Départ chaotique dirons nous, et il faudra bien plus que de ressortir les vieilles casseroles que sont Supermassive Black Hole ou Plug In Baby (qui non, n'est pas du tout comme on pourrait le croire une chanson vantant les mérites de certains types de jouets pour adultes) pour réveiller une assistance qui a l'air de se demander où elle est. Et surtout pourquoi on lui fait ça. Le gros problème de Muse, c'est qu'on s'attend à la grosse machine, au gros son, à s'en prendre plein les yeux. Et les oreilles. Et que là, c'est un peu comme si des fans de Johnny s'étaient retrouvés à un concert de Dick Rivers souffrant de H1N1. Le rock, c'est carré ou c'est rien. A partir du moment où on est un peu en dessous, ça fait très vite post-ados attardés fans de Tokyo Hotel et des BB Brunes. Voire des ersatz de Zac Efron.

Ce ne sont pas les jeux de lumière dignes d'un Jean Michel Jarre en plein bad trip qui leur sauveront la mise ( même si les gros lasers verts dans les yeux, ça a une fâcheuse tendance à avoir comme une sorte de pouvoir hypnotique).

Au delà des approximations musicales, ce qui manquait vraiment c'est de la cohérence et de la cohésion. Cohésion, car chacun des membres du groupe donnait l'impression de jouer dans son coin. Et pour lui seul. A aucun moment, ils ne sont allés chercher le public. Ils n'en ont pas vraiment eu les moyens non plus. La mise en scène particulière des plateaux forçant à respecter un certain espace, le piano peu accessible impliquant d'y rester pour plusieurs morceaux, avachissant les spectateurs dans des morceaux trop lents et trop longs trop longtemps. Et ce ne sont pas les sauts épileptiques du chanteur , sauts qui s'apparentent toujours à ceux d'un cabri qui auraient pris des trucs pas nets. Vraiment pas nets.

Et puis la cohérence. The Resistance est un album très particulier. Ou Matt Bellamy laisse libre cours à son amour des mélodies limites grandiloquentes,(quelqu'un qui appelle un morceau exogénésis part one peut pas être totalement clean. ) et à sa voix souvent comparée à celle de Freddie Mercury. Sans pourtant aller au bout de son trip.

Parce que s'il se lâchait vraiment, on pourrait imaginer une version symphonique du même concert, avec violons, et tutti quanti. Quitte à vouloir aller dans le mélodique, autant assumer jusqu'au bout.
Là, c'est un peu comme si André Rieu rencontrait Rammstein. Dans un Quick. Personne n'est à l'aise. Et c'est bien dommage. Parce que la matière est là. Elle est juste mal façonnée.

Comme quoi, ce concert de Muse, c'est un peu un mec canon, drôle et sexy qui te propose de te prendre sauvagement sur le lavabo et puis qui passe trois plombes en préliminaires pas toujours efficaces. Tu t'ennuies vaguement, tu as des sursauts d'espoir. Des fois tu crois que l'orgasme n' est pas loin. Et puis en fait non. Mais ce reste un souvenir agréable. C'est toujours mieux que Derrick.
Loin d'être inspirant, ou inspiré, Muse aurait pu plus puiser du côté des muscles et moins du museum.

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By Sand
Commentaires
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m'étonne pas !
Belam 11-11-2009 11:05:15

Muse c'est une escroquerie. J'avais adoré "Absolution" mais ils auraient du s'arreter là.

Tu m'en aurais parlé, je t'aurais dit "passe ton chemin" lol!

Pourquoi t'es pas allé voir Ghinzu ?!!
sand 11-11-2009 11:16:47

JE SAIS PAS... enfer et damnation

Non, sérieux, j'aime bien Muse. Enfin, je crois que là ils ont voulu faire du ski avec les mauvais patins...

Et puis c'est toujours mieux de se rendre compte par soi même, comme j'étais persuadée d'aller voir qq chose de bien, on pourra pas dire que j'ai été injustement méchante
Belam 11-11-2009 11:33:54

du ski avec des patins ?

T'as dejà vu Candeloro sur une piste noire en patin ?

Fallait le dire que c'etait une mission suicide... les patins dans la poudreuse, c''est forcement pédaler dans la semoule

Compliqué....
sand 11-11-2009 11:54:18

MOUAH AH AH....
ce que c'est de boire trop de café, après je confusionne... allez mamy, verveine
Kowalski 11-11-2009 12:25:05

Je confirme. Muse, la plus grande escroquerie rock des nineties. De la musique pour les feux d'artifice de province juste avant le bal des pompiers ! Le Mathew Bellamy, il pourra toujours essayer de se faire pousser la moustache sous le pif façon Freddy Mercury, il restera toujours un vendeur de soupe en boite.

le seul morceau à sauver c'est Unintended. Et encore, c'est mon côté fleur bleue qui cause... et ça bien c'est triste !
sand 11-11-2009 12:43:24

Je crois pas que ce soit tellement un problème d'escroquerie... Juste de mauvais marketing... Ils se placent pas ds la catégorie où ils devraient chanter. Ils mettent des habits trop grands pour eux quoi
Belam 11-11-2009 12:39:26

Citer:
De la musique pour les feux d'artifice de province juste avant le bal des pompiers !


Ouais... c'est exactement ça. Je me rappelle avoir eu une conversation lunaire muse VS Radiohead.Des fans de Muse peuvent pas critiquer Radiohead, c'est pas sérieux.
J'aurais du me méfier... c'etait un signe
sand 11-11-2009 12:42:08

j'adore Radiohead...
mais jusqu'à présent j'aimais bien Muse aussi...
Va savoir c'est ptet cette petite chose en moi qui me pousse à garder mon vieil album des NKOTB?
Kowalski 11-11-2009 12:49:00

Va savoir c'est ptet cette petite chose en moi qui me pousse à garder mon vieil album des NKOTB?



Sand, tu vas mal finir !


Kowalski 11-11-2009 12:52:45

De fait, il est écrit dans la bible des adorateur de radiohead que l'on ne doit jamais citer le mot "Muse" à moins de 35 mots du terme "Radiohead" dans un article !!! Bellam, tu vas avoir de gros problème toi !

Soit dit en passant, Placebo, c'est des cons aussi...

Enfin bon, je dis ça...
sand 11-11-2009 13:12:01

*cours vite ranger ses vieux albums de Placebo. Ceux où ils jouaient encore un peu*
oui
Belam 11-11-2009 13:20:34

pardon
Je le referai plus...
Storia Giovanna 11-11-2009 14:41:57

Ben, en même temps, qu'est-ce qui t'a pris de voir Muse en concert, voyons !
sand 11-11-2009 14:43:59

La drogue. Je vois que ça.
nom de dieu!
Belam 11-11-2009 15:32:45

Storia Giovanna ici !

Bonjour
dawi 12-11-2009 03:18:37

Ne jurez pas, Marie-Therese, ne jurez pas !
Rolanda Bibine 11-11-2009 21:13:00

Il y a des chansons que je trouve formidable chez Muse... vraiment divines même !! mais faut dire que j'aime bien le bal des pompiers alors
sand 11-11-2009 21:56:20

C'est pas les chansons... C'est surtout le live qui est calamiteux... J'aime bien Adamo moi
Sauvée financièrement!
milllie 12-11-2009 14:07:58

ai économisé de l'argent à ne pas y venir alors.
Zan 12-11-2009 16:23:52

je préfère Derrick.

(oh ! Storia Giovanna ici !)
Ln 12-11-2009 21:11:22

C'est vrai qu'après Absolution, les 2 albums sont trop inspirés de Queen, c'est bien dommage. (certains passages du dernier album sont de malheureux plaggias de notre irremplaçable même dans le son guitare à la Brian May!)
par contre, personnellement moi-même je trouve Matthew très talentueux, autant du point de vue lyrique qu'au piano ; j'adore quand il attaque des impros lors des concerts.
Vus aux Vieilles Charrues en 2004, Absolution tour, c'était très rock, pas trop show, super. zénith 2006, le show, et un 4ème musicien planqué : dommage.
Moi Muse ça me transporte, ça m'arrache parfois des larmes. m'enfin, les goûts et les couleurs...
Comme LN....
Rolanda Bibine 13-11-2009 14:27:00

Tu nous as manqués LN !!
(c'est Rolanda Soeurette
Ln 12-11-2009 21:12:08

merde normalement après "irremplaçable", y a "Freddie" !!
sand 12-11-2009 21:47:37

Je dis pas qu il a pas de talent. Juste qu il a pas les couilles de faire ce qu'il devrait faire selon moi.
Perso les imitateurs ça me gonfle.
Et bon je les avais vu a werchter et ouais depuis ce jour la je voulais les voir en concert complet.
C'est sûrement pas la bonne tournée.
En tous cas ils mont beaucoup déçus. Jattendais vachement mieux.
Alecto 13-11-2009 13:40:24

Oh ben là je suis franchement déçue...
J'ai bien fait de louper mon achat des places alors...
sand 13-11-2009 14:35:55

Carrément.
lily 30-11-2009 01:25:15

Looool vous me faites marrer...
C'est vrai que quand on est fan d'un artiste, on a l'impression que tous ceux qui se classent à peu près dans la même catégorie le copient...Mais sérieusement Matthew Bellamy copier Freddie Mercury ?? Y a aucune comparaison à faire je suis désolée c'est incomparable !
Si vous préférez Queen dites le clairement plutôt que de vous faire croire que Queen sont tellement géniaux que tout le monde veut les copier...
Muse est unique, Matthew Bellamy a une voix unique, tout comme Freddie Mercury (qui pour moi n'a pas une voie exceptionnelle soit dit en passant, ce n'est que mon opinion). Mais sérieusement, je ne sais pas où vous êtes allés chercher une ressemblance (ou une copie pour vous plutôt) entre Queen et Muse...vraiment pas !
lily 30-11-2009 01:50:12

Bon si allez je vais vous faire plaisir, sur United States of Eurasia j'arrive à voir une ressemblance sur quelques secondes de la chanson entre Queen et Muse. Mais à part cette partie là et cette chansons là, aucune ressemblance.
Lily
Belam 30-11-2009 08:20:09

Citer:
Freddie Mercury (qui pour moi n'a pas une voie exceptionnelle soit dit en passant, ce n'est que mon opinion)


ahem....

Je ne suis absolument pas fan de Queen, entendons nous bien, mais là...

ahem....
Lily
sand 30-11-2009 10:28:59

Comment dire ? J'adore passer laspirateur en chantant i Want to break free. Ça ne fait pas de moi une fan hystérique de queen pour autant. En fait jsuis fan de personne. Sauf de moi. Allez un petit vive moi en passant.

J'ai vu le concert. J'ai écouté l'album. Plusieurs fois. J'ai donne mes impressions a moi. Que tout ça n'est qu'une gigantesque branlette musicale de bellamy autour de ses artistes préfères.
Et ce que j'ai lu depuis me conforte dans cette idée : cet album était une sorte de cadeau de la maison de disques , une forme de carte blanche. Ça explique pourquoi ils ont été chercher le producteur de lavant dernier album de robbie Williams vraisemblablement un pote ( album rude box qui était qd MM. Pardon pour les fans une bonne grosse daube bien fumante )
qu'ils ont essaye de se la jouer glam rock a la manière de. Ds ce cas je préfère écouter les darkness qui avaient au moins un cote un peu ridicule assume et ça le faisait grave.
J avais lu avant le concert une critique des inrocks de l'album que j'avais trouvee hyper corrosive et peut être injuste. Puis j'ai écouté album et concert et il se trouve que je suis d'accord. J'utilise pas les mm. Mots. Mais cet album est plus qu'oubliable. Et c'est ce qui arrivera a muse sils ne changent pas très vite d'optique.
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Auteur de cette article : Sand

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