J'ai déjeuné avec Spökador, alias Mathieu, du bureau des relations interactives Spöka, avec un O ET UN TREMA SUR LE O, hein ? Parce que faut pas dékonner avec les trémas dans la vie...Déj super intéressant, instructif, et nourrissant ! (Ce qui, nous en conviendrons ensemble, est un déjeuner que nous pouvons qualifier de réussi)
Je suis repartie avec quelques cds sous le bras.
Fredo Viola "The turn". L'album dont tout le monde parle. J'avais déjà écouté brièvement, et je n'avais pas spécialement accroché. Spökette (Coucou Delphine !) en parle chaleureusement, m'évoque Anthony & the Johnsons (Ouais, ça tombe bien, récemment, je lui ai fait un ptit colis à Anthony : xanax, lexomyl, effexor, lysanxia, tout pour survivre dans ce monde si cruuuuuèèl ), et Patrick Watson. Alors, là attention ! Warning ! Patrick Watson a écrit un des meilleurs albums, à mon sens, des années 2000, donc je crois que cette jeune, fraîche et innocente Delphine ne s'est pas vraiment rendu compte de la référence qu'elle est allée me chercher. Je la regarde soupçonneuse. "Ha ouais, quand même ?!"
Ya eu comme un choc en écoutant l'album de Fredo Viola. Les critiques l'encensent, c'est gèèèèèniâââââl ! Ben, pour moi, c'est le retour des Frères Jacques. Oui, ceux qui chantaient en canon et a capella, que quand ils passaient à la télévision, t'avais juste envie de mourir...Haaaaaa, haaaaaaaaaa, haaaaaaaaaa (imitation pathétik). Vous voyez les frères Jacques ? Oui, vous, ceux qui ont mon âge ! Les gens nés dans les années 80, vous sortez, s'il vous plaît.

Les frères Jacques qui auraient croisé Moby, voyez le genre ? Mode collant on, a kind of touch of lycra, en fait. À force, je me demande si les critiks de zik ne sont pas devenus trop friands d'originalité à tout prix. Un album entier, je frôle l'overdose de mousse. (Lycra...collants....en mousse...)
Je soupçonne Fredo Viola d'être un ancien d'Enigma. Haaaaaaaa, haaaaaaaaaaa, haaaaaaaaaaa. J'ai retenu essentiellement "K thru 6", "Umbrellas" et "Red States". Pour le reste, c'est vous qui avisez. Mais c'est sans moi...Le "métier" de bloggueuse a bien failli me tuer.

J'enchaîne avec la variété française. Martin Rappeneau. "1800 désirs". C'est honnête comme travail. Jolies paroles, de légères ritournelles. Je ne suis pas fan à la base de ce genre de chansons françaises. C'est du Pascal Obispo qui aurait traîné ses guêtres du côté de Saint Germain. Et qui aurait abandonné Lionel Florence comme un chien, comme son meilleur ennemi, son millésime ( Pouarf !). J'aime bien Pascal Obispo, qu'on se méprenne pas. Ce mec chie tous les jours que Dieu fait des mélodies. C'est proprement ahurissant de produire des chansonettes à ce point là ! Comme un pigeon, des fientes...régulièrement, quotidiennement, et paf ! Ça te tombe dessus, au moment où tu t'y attends le moins ! Pour lui, pour des canadiennes (et on le dit doucement des fois qu'elles viennent brailler sur Epidemik), des françaises. Il ferait chanter un esquimau, le garçon (Je ne sais pas moi-même pourquoi j'ai choisi esquimau, ne me posez pas la question svp). Bon... je préfère Benjamin Biolay, plus crade, plus torturé. Mais Martin Rappenneau, c'est du bon boulot. De la belle ouvrage comme on dit. Je ne me pose même pas la question, je vais l'offrir à ma Baci d'amour qui est ultra cliente !
http://martinrappeneau.artiste.universalmusic.fr/

Tiens ! En parlant des canadiennes, j'en ai une à vous présenter (Ouarf ! Je me trouve trop drôle là)
Ladies & gentleman, It's my pleasure to introduce to you, the charming, the sexy, the... Young, very young Justin !!
Justin Nozula, hein ? Pas Timberlake !
Justin, il est beau, il a un vague air de Jeff Buckley qui serait propre et sain. Jeff Buckley qui aurait été élevé par les parents de Superman, les terriens, j'entends. Des fermiers à principe, voyez le genre ? Avec ce teint frais propre à l'Amérique du Nord. Côté musique, de la pop rock correcte. Les jeunes filles en fleur vont en être folles et c'est tant mieux parce que la phase Tokyo Hôtel a été très dure à traverser. Il tape du coté de "you're beautifuul, you're biutifoul, ta gueule ! " de James blunt. (Je considère cette chanson comme un ennemi personnel et je suis responsable des différents attentats la concernant...) Le beau gosse aux yeux bleus qui a trop souffert à cause des filles mais qui est resté super sensible et super open comme mec, tu vois ?
"You broke my heart when you said goodbye", "she loves him more", "If i gave you my life", "I can't live without your love, oh Momma", blablabla...Ha ! Non ! La dernière, c'est pour sa mère. Jeune homme, quand on veut faire carrière dans le rock, ou au moins dans la pop rock, on évite de parler de sa môman, ça craint, c'est pas des plus sexy...
Bref du beau gosse mi canadien-mi japonais (Huuum, les métisses...), avec une guitare, recette qui a largement fait ses preuves, d'autant plus que c'est un album digeste.
Bref tous ces cds sont pas mal, j'en suis pas folle mais tout le monde a bossé correctement ! Et comme j'ai bien profité de mon déjeuner, ben, j'ai même pas peur de ne plus jamais être invitée après ce billet ;))
ByBellâm
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