Comme souvent, on m'a proposé un concert et je ne connaissais pas du tout le nom de l'artiste. Mais l'enthousiasme délirant de ma copine était si communicatif que j'ai dit banco ! (En réalité, je le connaissais déjà un peu, sans vraiment le savoir, sans m'en apercevoir. 2 ou 3 chansons glissées dans mon ipod par ma pourvoyeuse de musique.)
On allait voir Fyfe Dangerfield. Pour vous le décrire en gros Fyfe, c'est surtout des cheveux. Et du talent un peu, additionné de ce qu'il faut pour me saisir par les tripes.
C'est drôle, hein comme certains vous embarquent et d'autres non. Je ne connaissais pas la première partie non plus, je me suis bien ennuyée. Et puis arrive Fyfe Dangerfield sur scène, lui et une violoniste et une altiste. Pour la première fois depuis longtemps en concert, j'ai ressenti physiquement son entrée en scène ; la chanson m'a attrapée au niveau du diaphragme, j'ai peut-être même retenu ma respiration il me semble.
A la fin de la première chanson, j'avais la gorge un peu sèche d'être restée bouche bée, un peu foudroyée par la force de l'émotion envoyée. J'avais des frissons légers, comme une chair de poule sur tout le corps, y compris au bout de mes orteils. Un vrai ravissement quasi une hébétude. Je me suis retournée vers ma copine et je lui ai juste dit : "Wow..."
Et ça a continué, toujours plein d'émotion, pas seulement triste ou poignante même si j'ai été au bord des larmes plusieurs fois, émue de ces histoires qu'il me chantait. Oui, à moi et personne d'autre. D'ailleurs, pour bien m'assurer que nous étions seuls lui et moi, je fermais souvent les yeux, pour mieux m'extraire des autres, m'approprier le moment.
De toute façon, Fyfe Dangerfield remplit tellement l'espace que nul n'est besoin de le voir. J'ai passé le dernier tiers du concert derrière une fille installée pile dans ma ligne de mire, je n'ai quasi plus vu l'artiste et pourtant, je ne suis pas sortie une seule seconde de l'instant. C'était physique, émotionnellement physique.
Un vrai génie de l'instant : la guitare se désaccorde ? Qu'à cela ne tienne, il refait au piano l'arrangement imaginé au départ. La chanson est énergique ? Il improvise un gros morceau de folie cacophonique qui semble tout simplement harmonique. L'émotion n'a pas besoin de musique ? Ok, il finit a capella, dans un murmure et pourtant, c'est aussi mélodique que s'il avait eu un orchestre derrière.
Et quand il chante seul, sans musique, ça coule comme s'il savait faire prendre forme physique au moment : il rentre par les pores, par l'air inspiré, par le soupir que je réprime. Il s'épanouit dans mon estomac, comme quand je reprends mon souffle après l'extase.
Je ne vais pas tout vous dire finalement, je vais juste vous laisser pour aller fermer les yeux et me remplir des souvenirs graciles que j'ai réussi à conserver, touches impressionnistes que je n'ose gâcher en réécoutant sa musique.
Je suis tellement tellement TELLEMENT contente d'avoir partagé ce moment avec toi ! Ce concert m'a tellement collé la chair de poule que rien d'y penser, un frisson me revient.
Pour ma part, j'ai réécouté depuis ces morceaux, mais oui, forcément, c'est décevant de ne pas retrouver le grain de folie du concert, les nouvelles orchestrations, le petit côté acoustique.
"I can’t help it if I’m happy
I can’t help it if I’m happy not to be sad"
Waoooo
Moi, rien que de te lire, ça m'a foutu cette chair de poule si particulière...
Peut-être parceque j'ai déjà l'orgasme musical comme je l'appel, mais moi ils etaient 15 sur scène. En tout cas ça donne envie, et c'est tres agréable à lire et à écouter!
p>These replicas not only supply lin...
p>These replicas not only supply lin...
p>These replicas not only supply lin...
From cell phones, laptops to link:ht...
From cell phones, laptops to link:ht...
From cell phones, laptops to link:ht...
limited edition colors - The actual&n...
limited edition colors - The actual&n...
limited edition colors - The actual&n...
limited edition colors - The actual&n...