La sélection musicale de la semaine avec Broken Social Scene mes chouchous, Lazlo Jones ouais parfaitement, Serafina Steer & Audreya Triana
Haaaa, je suis contente de les revoir ceux-là. Broken Social Scene revient avec "Forgiveness Rock Record". Le principe du groupe ? Un collectif errant et changeant. Ca faisait 5 années qu'on les avait perdus. Et les voilà avec un nouvel album. D'entrée de jeu, nous sommes dans la pop rock vaguement hippie sans tomber dans le trip sous acides. Mais bizarrement le premier morceau se termine dans une country endiablée. Je trouve que c'est là un des points forts de ce collectif. Les errances musicales parfaitement maîtrisées. Changement de programme au second morceau : retour dans les années 80. Un son vaguement new-wave et plusieurs chanteurs. Un violon qui réchauffe l'atmosphère. "Texito bitches", morceau à l'allègresse contagieuse prend le relais. J'aime cet album, je le trouve "réinventif". J'adore "All to all" bizarrement très électro en étant tout en guitares. "Art house director" a quelque chose de Architecture in Helsinki mais en beaucoup plus mélodieux. Peut-être ma préférée. Ou alors c'est "Ungrateful Little Father", aussi "indianisante" que fantômatique. Il semblerait que Broken Social Scene ait beaucoup observé tout ce temps-là, ait clairement tout digéré pour mieux se l'approprier. En ce qui me concerne, "Forgiveness Rock Record" est une réussite.
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Ca c'est pour faire grogner les #muppets. Ou pas :)). Lazlo Jones et son "Banana nation" c'est ce que je qualifie d'"entertainment music". Un peu comme certains blockbusters qui n'ont d'autre but que de distraire. C'est exactement la même chose en musique. Et j'aime ça, n'en déplaise à certains. Je refuse de me faire enfermer dans une espèce d'élitisme snobinard qui consisterait à rejeter systématiquement la variété. Je pense à Wham et "Wake me up before you go-go". Aucun apport en terme de zic mais un impact fun incontestable. Dans le cas de ce personnage à la John Galliano qui a du se retourner dans... son studio, j'ai envie d'évoquer "Kid Creole ans the coconuts". Le syndrôme 5 fruits et légumes par jour, probablement. Une vaste blague funky. Et c'est bien foutu. Vraiment. C'est propre, le mec chante correctement, c'est entraînant, c'est sur-produit mais c'est pas problématique. Le fils Sarkozy a bien bossé. Et je suis sûre que je me retrouverai un soir ou l'autre à me trémousser sur un de ces morceaux. Bref, j'aime bien et j'assume. Je ne l'aurais pas acheté mais si je tombe dessus à la radio, je ne vais pas faire ma faux-cul, je me surprendrai peut-être à chantonner "Download me, I'm free"....
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Précision. Quand vous ne manquerez pas d'aller sur le myspace de Serafina Steer, n'écoutez que les chansons correspondantes à l'album en noir et blanc. Du moins au début. Parce que sinon, c'est un coup à partir en courant. Je sais, ce fut mon premier réflexe. Faut-il que Benjamin de Playlist Society soit crédible pour que je pousse la curiosité plus loin. (Voir sa chronique ici). Postulat de base : je déteste cordialement ce qui est musique dite "ethnique" ou "folklorique". Alors une gonzesse avec une harpe, vous pensez si c'était très très mal barré. Comme quoi, je peux être tres con par moments car comme le dit si bien Serafina Steer "Change is good, change is good" (Titre de cet album) (Et là vous admirez ma façon si subtile d'introduire le nom de l'album). Le début est vaguement chiant. Mais "GSOH" vous attrape. J'entends bien de la harpe au fond mais c'est léger, furtif, comme une touche de couleur. C'est un album féérique, je trouve. Quelque chose lié à l'enfance, aux ricochets, comme une marelle musicale. Pourtant les textes ne sont pas vraiment régressifs... J'ai aimé sa façon de construire ses chansons qui n'appartient qu'à elle. Je la trouve beaucoup plus subtile qu'une Joanna Newsom dans le genre "chanteuse moyen-âgeuse.". Plus accessible. Moins hystéro. "Change is good, change is good" est un album doux, apaisant, bouddhiste.
Jolie comme un coeur, Andreya Triana est la voix soul de la semaine. Produite par Bonobo, avec un son beaucoup plus chaud, pour le label Ninja Tunes, elle sort un single "Lose where I belong". Quatre versions sont proposées. Le classique radio édit, un remix planant par Flying Lotus mais je me demande si c'est pas la version acoustique que je préfére, fraîche, toute simple, comme un joli moment passé entre amis. C'est évidemment elle qui chante sur "The Keeper" de Bonobo...
En prime, le téléchargement gratuit de la version de Flying Lotus sur le site de Ninja Tunes
Toutes les semaines, je cherche un je...
Et du coup, tout à ton bonheur et ta...
Ce qui est génial avec ton écriture...
... Ce mec est un grand timide... Tou...
Vivre plus longtemps ?!? C'est pas s...
Aïe... des regrets !!! enfin c'est ...
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