Ceci est une Playlist Très Inutile.
Les morceaux sont audibles ou inaudibles dans le player situé de ce coté. Chaque chanson présentée est associée à un moment. C'est bien fichu.
Evidemment, il est vain d'associer une chanson à un moment (d'où l'ingénieux titre de ce billet).
Si les Playlists Inutiles vous intéressent, vous trouverez d'excellents articles à cet endroit.
Ca s'appelle la Useless Playlist (c'est bien fichu, ces titres) et des tas de gens de qualité ont écrit de jolies choses avec des mots dedans. La rumeur voudrait même que certaines personnes de sexe féminin issues de Voldemag y aient commis de fort beaux textes qui font gulp.
Alors pour remercier tout ce beau monde et comprendre à mon tour les affres des choix arbitraires, donc douloureux, dont à propos desquels j'ai obligé mes invités à les effectuer, voici une bande son de vie.
Carrément.
Comme quoi je ne me mouche pas du coude.
Mode d'emploi :
1. Ecouter les morceaux cités
2. Les apprécier ou non
3. Lire simultanément les textes appropriés (situés ci-dessous) (c'est bien fichu)
4. Ne pas être d'accord
5. Faire une pause toutes les deux heures
6. Trouver cet article beaucoup trop long
7. Etre un peu d'accord quand même
8. Trouver cet article interminable
9. Ne pas être d'accord du tout, en fait
10. Laisser un commentaire spirituel visant à faire entendre votre point de vue
11. Adresser une protestation véhémente ici : http://www.twitter.com/Mrolivier (c'est moi)
12. Rester vrai, apprécier la vie et goûter la joie d'un sourire partagé avec l'être aimé (optionnel)
Chanson pour faire chier les voisins
Idéalement martial et schizophrène, « March of the Pigs » alterne quelques trompeurs moments de douceur et de brusques poussées de violence sonore, qui, à fort volume, pourront avoir raison des patiences les plus éprouvées. Authentique chanson d'aliéné incarnant à merveille la dualité de l'être humain. Mais là n'est pas le propos .
Le propos : Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhhh.
Chanson berceuse
Buddy Holy était laid, tout de même. Ingrat, presque. Sex symbol ou marchand de sable, il a choisi marchand de sable. Enfin avec moi ça marche. Cette chanson fait naitre sur mes traits burinés par les embruns et marqués par les excès d'une vie de débauches interlopes le suave sourire de l'enfant heureux. Si.
Chanson idiote, mais alors vraiment
Il y a quelque chose de viscéral dans l'hymne imbécile des Thrashmen. Quelque chose qui convoque les mômes, et qui vous donne envie de trépigner à pieds joints en battant des bras, en oubliant qu'il est envisageable, ce faisant, d'avoir l'air con. Dans le genre, ce truc est indépassable.
Chanson de bonne humeur
Moi j'aime Louis Prima. Parce que ma maman écoutait ça tous les dimanches matins. Et que c'était tout de même fort joyeux. Bien plus tard, j'ai compris que Louis Prima était un gros porc libidineux faisant trainer ses guêtres dans le crime organisé et ses mains dans les culottes de jeunes filles en fleur, ce qui me l'a immédiatement rendu sympathique. Voilà un homme qui suintait le vice dans la joie et l'allégresse et ça n'est pas donné à tout le monde.
Chanson prépubère
5ème B. Certains acnéiques écoutent l'album « Speak & Spell » en boucle et j'en fais partie.
Elles ont vieilli, les bluettes synthétiques de Vince Clark, mais « Photographic » et son beat anticipant la techno à venir me fait toujours de l'effet. Les paroles consternantes («I take pictures. Photographic pictures...» ne sera jamais un refrain défendable) font partie de la madeleine (elle forment la couche de confiture trop sucrée à l'intérieur) (il en parlait jamais, de la couche de confiture trop sucrée, Proust).
Chanson crispante (très)
Et dire que ce machin, distillant avec un premier degré épatant de naiveté son morne spleen de pacotille, a fait danser les pieds joints, l'imper au vent et le vague à l'âme une génération entière de jeunes gens modernes. Il est humainement impossible d'écouter cette interminable purge synthético casse bonbons sans concevoir un sain agacement envers la «new wave» en général et Visage en particulier. Personnellement, je craque au deuxième « we fade to grey ». Et pour les amateurs de belles images, il faut revoir le clip de « Fade to Grey ». Il faut revoir les simagrées imbéciles d'un sous Bowie peinturluré montrant son malaise néo romantique à tous les passants avec un maniérisme à faire passer Robert Smith pour Lemy Kilmeister. Des claques, oui.
Chanson pour regarder défiler le paysage à la vitre du train, ou pour regarder n'importe quel paysage qui défile, ça marche pareil.
Ca fait plus de 20 ans que j'écoute ce morceau en me voyant courir dans la forêt, dans une ville déserte, n'importe où tant qu'il y a la place de courir. Le paysage qui défile, c'est un peu comme si je courais vraiment très très vite sans bouger. Préférence pour la version live et son solo interminable. Oui mais la version studio, minimaliste, bénéficie d'un bien meilleur son. La vie est parfois injuste mais les garçons ne pleurent pas, comme on dit.
Chanson décrivant un lieu qui n'est pas Lonesome Town
Le talk over vacillant de Daniel Darc, sur le beat de synthèse de ce bidule qui se danse en regardant ses pieds, me laisse à chaque écoute un goût amer dans les oreilles. Quand j'ai découvert « Paris », je n'y habitais pas encore. On avait vite fait d'imaginer des rues pleines de punks qui avaient oublié de décéder, cherchant quelques grammes de finesse à s'envoyer, histoire d'échapper un instant à ce monde de brutes qu'étaient devenues leurs 80's après la fête. Marrant, comme le mythe de l'âge merdique est plus crédible que celui de l'âge d'or.
Chanson pour se remémorer les affres du mal être adolescent, mais pas trop.
Dieu qu'il est sot ce «True Romance». C'est bien simple, l'entendre vous donne le teint blafard. Idéal pour se souvenir que l'on fût un crétin autoflagellé sans s'infliger l'écoute des affreux Sisters of Mercy (quoique «Alice»...). Ne pas oublier de danser tristement les pieds joints.
Chanson pour tuer son père pour de faux ( Bring it on, Sigmund !)
Je n'ai personnellement que peu de raisons d'en vouloir à mon Papa, qui s'avère être un chic type. Bien sûr, je pourrais vouloir épouser ma mère, mais j'ai passé l'âge de ces enfantillages. N'empêche, s'il me venait l'idée stupide d'occire mon Papa (qui est un chic type), je le ferais au son d' «American Wheeze». Il y est question d'un homme attendant la mort venant par la main de sa progéniture. Rédemption, damnation, pêché. Dave Edwards était fils de pasteur, alors bon... Ha oui : ce morceau est un chef d'oeuvre.
Chanson toute cabossée pour instants de fragilité intérieure
En entendant "In the mouth a desert" on peut penser à des micropixies (pléonasme) qui tapent sur des instruments en carton. Mais comme il n'est pas obligatoire de penser pour écouter, on peut aussi considérer la chose comme un joyau de sensibilité foutraque apte à incarner un instant de sain doute.
Chanson pour exploser en silence
Stress, pollution, promiscuité en milieu urbain, augmentation du coût de la vie, Vincent Delerm : nombreuses sont les incitations à - pardonnez moi l'expression - tout envoyer paître. Dans ces cas là, deux solutions : tout envoyer paître ou écouter le « Over The Edge » des Wipers...
Chanson pour se révolter dans la sérénité
Marley tout seul à la guitare acoustique, façon Gandhi rasta. Oui, bon, à ma connaissance, Gandhi n'a jamais écrit de protest song, mais si il en avait écrit une elle aurait probablement ressemblé à ça. Quant à imaginer Gandhi avec des dreadlocks,.. Bon, de toute façon c'est pas le propos. Je n'aime pas Bob Marley. Je préfère Peter Tosh, ou Toots & the Maytals, mais là, c'est tout de même très joli.
Chanson pour se lever du pied gauche
Je me demande si on a fait mieux que Ministry en matière de violence froide. Implacable, enragé, et d'une agressivité rare, ce morceau me donne envie de dévisser des têtes. (Vincent Delerm aussi, mais pas pour les mêmes raisons). En cas de mauvais poil, « Burning Inside » est le morceau de la dernière chance : celle de faire quelque chose de votre journée, quitte à le faire avec un sourire mauvais collé aux lèvres.
Chanson pour se lever du pied droit
Les Zombies ont eu la maladresse de sortir un album miraculeux en pleine année des albums miraculeux. Tout est sublime sur leur «Odessey & Oracle» mais tout le monde s'en fout, ou presque. Prenez «Care of Cell 44», oubliez les paroles peu riantes et concentrez vous sur l'impeccable mélodie, les somptueux arrangements, la beauté rayonnante de ce miracle pop. Oui c'est un joyau. Maintenant vous pouvez vous lever et dire oui à la vie.
Chanson pour adopter le pas assuré du bad motherfucker
Etalon de mesure du punk qui allait suivre, mais ça n'est pas important. Non, ce qui est important c'est de marcher d'un pas assuré en toisant ses contemporains, qui ne sont que des cons, c'est bien connu. L'écoute nomade au casque de cette torpille génère un pas vengeur accompagnant un regard implacable. «I'm a runaway son of the Nuclear A Bomb.». Si avec ça on ne s'écarte pas de votre chemin, vous pouvez passez le vôtre.
(à défaut, le «Wohaaa» de Busta Rhymes fera l'affaire)
Chanson pour donner son corps à la danse en produisant des gestes désordonnés pleins d'énergie
Ils sont quelques uns, les hymnes électroniques efficaces. Seulement ce «No Pussy Blues», épatante ode à la frustration sexuelle, remixé façon dancefloor poisseux, crissant, binaire, malcommode et résolument tendu du string, ce «No Pussy Blues», donc, me fait systématiquement bouger les membres. Faites place.
Chanson pour traverser les grandes étendues sauvages où l'homme se souvient qu'il est libre au guidon d'une grosse cylindrée
Moi la moto, c'est moyen mon truc. Mais si c'était mon truc, la moto, donc, je traverserai les grandes étendues sauvages où l'homme se souvient qu'il est libre au son de « Free Bird », « cause i'm free as a bird now, and this bird you can not change... ». L'envolée finale, survoltée comme il faut, conviendrait parfaitement à un emplafonnage de platane (bien qu'il n'y ait guère de platanes dans les grandes étendues sauvages où l'homme se souvient qu'il est libre).
Chanson à brailler sans comprendre un traitre mot des paroles
Je suis dans l'absolue impossibilité de citer une ligne de « Tame ». Je n'ai jamais compris où le gros voulait en venir, mais j'aboie en chœur systématiquement. Et avec entrain, en plus.
Chanson autorisant la pratique audacieuse de l'Air Guitar
Comme « Free bird » est occupé, il sera question du « Let there be rock » d'AC/DC repris par les Hard Ons et braillé par cette grosse brute d'Henry Rollins. On pourra lui substituer le «Whole Lotta Rosie» des mêmes AC /DC, décidément peu avares en astiquage de manche à air.
Chanson pour pratiquer le headbanging en toutes occasions
Attention, ça sent l'huile de vidange, le stupre et la verrue faciale. Contient une profession de foi : "That's the way I like it baby, I don't wanna live forever". (shot d'adrénaline optionnel : un puissant saut groupé sur l'intro, à l'issue du roulement de batterie).
Chanson pour pratiquer l'excès de vitesse : « Ace of Spades », cf. plus haut.
Chanson pour pratiquer l'excès tout court : « Ace of Spades », cf plus haut aussi.
Chanson Haine et Mépris
Attention chanson piège. On l'écoute d'une oreille distraite et on pourrait prendre la chose pour une inoffensive ballade acoustico approximative sous speed. Il n'en est rien. Le bazar est expéditif (1'40), mal embouché, et constitue une bien belle profession de foi à adresser d'urgence à l'indélicat de votre choix.
Chanson pour enfoncer la tête d'un malotru dans la cuvette des WC
En de rares occasions, il est urgent d'enfoncer la tête d'un malotru dans la cuvette des WC. Si l'action s'avère finalement peu utile, elle a le mérite de procurer une agréable sensation de plénitude. «Suck», haineux comme c'est pas permis, offrira une idéale bande-son à ce moment de grâce sanitaire.
Chanson pour croire au Mal Absolu
Non mais il faut avoir écouté « To crawl under one's skin » une fois dans sa vie pour comprendre, hein. Vos pires cauchemars en sept minutes et cinquante et une secondes. C'est âpre, c'est sale, c'est terrifiant. Un maelström. « THE horror » comme on dit dans Apocalypse Now. Idéale bande son pour un accès de folie meurtrière. Et ces gens là sont sérieux. Not for the faint of heart, dirons-nous.
Chanson de générique de fin de film qui n'existe pas
Il m'a fallu trente quatre ans pour tomber sur ce morceau. C'est beaucoup trop. A ma décharge d'inculte, Creedence Clearwater Revival fait partie de ces groupes au nom à rallonge qui n'inspirent que peu confiance pour peu qu'on soit allergique au Grateful Dead et à tous ces machins californiens envapés avec plein de syllabes. Bon, c'est une raison, hein, pas une excuse.
Chanson pour déambuler dans les rayons d'un supermarché
Déambuler dans les rayons d'un supermarché est une activité à laquelle je suis quand même pas mal réfractaire, donc quand même pas mal étranger. Mais si jamais ça venait à arriver, la ritournelle du Cocker tournerait en boucle sur ma platine mentale. Sachons parer aux pires éventualités.
Chanson pour oublier des choses en préparant sa valise estivale
Bien souvent, le reggae s'avère chiant. Ha si. Mais Toots c'est pas pareil. Chez lui, les volutes ont oublié de générer cette mornitude démobilisatrice qui nous a valu, par paquet de douze, de longues séries de pensums apathiques vaguement ondulatoires. Non, Toots a la voix déraillante et survoltée de ceux qui ont abusé de toutes sortes de choses. Une voix de crackhead, si on veut. Et au moins ça donne envie de donner son corps au démon de la danse en préparant sa valise. C'est un bon début.
Chanson pour danser le slove
Parce que les paroles, parce que le son et parce que les voix. Et parce que quitte à danser le slove, autant le danser dans un David Lynch. « Seductress of Bums » m'incite à embrasser un cou. Au pâles heures, on pourra, dans un moment d'égarement, lui substituer « Still Loving You ». (Qui se souviendrait des abominables Scorpions sans «Still Loving You» ?) (il y a bien « Rock you like a hurricane » mais...).
Chanson piège à filles
Il y a dans cette chanson de la testostérone (sa voix, bordel, sa voix), de l'élégance (sa voix, enfin, sa voix), des promesses de douceur et d'abandon, et la certitude que c'est toujours la fille qui gagne à la fin. Chanson idéale sur (mon) canapé avant que je ne me tire une balle dans le pied en la citant.
Chanson pour être amoureux
Le cœur qui fait youpla, le ventre qui fait boing de là à là, et les jambes qui cotonnisent de concert. Oui, l'amour, c'est épatant. « Shout » fait partie de ces chansons qui vous persuadent que tout va bien, et que tout va aller encore mieux. « Shout » garantit également les retours d'affections, la conjuration du mauvais œil, et la séduction de l'être aimé en moins d'une semaine.
Chanson pour casser des choses parce qu'elle est partie
Ils sont nombreux les prétendants au titre de band-son idéale pour fracasser de l'objet innocent. Lard en a pondu de redoutables. Chez Big Black aussi, on a fourni de la B.O. à vocation destructive. Tad, Unsane, ceux là non plus n'étaient pas les derniers pour offrir de jolis moments de nihilisme. Alors alors... Ha, excusez-moi : nihilisme -> Nine Inch Nails -> «Gave Up» tiré du bien nommé «Broken». Voilà. Et s'il vous reste quelque chose à casser c'est que vous ne l'avez pas écouté assez fort.
Chanson pour réaliser qu'elle est vraiment partie et ramasser les choses que l'on vient de casser en écoutant «Gave Up»
Ce miracle instrumental tirerait des larmes à un imbécile heureux. Je vous laisse le soin d'imaginer l'effet produit sur un imbécile malheureux.
Chanson pour ne plus être amoureux
Parfois il est utile de ne plus aimer. « Siamese Twins », c'est la rupture définitive, la meilleure des pires façons de rompre, dans la douleur. « You're nothing, I don't need you anymore ». Entre la menace et la supplique, entre la rage et les larmes. Smith chante ici comme un homme à qui on vient d'arracher le cœur. Autant dire que le silence qui suit pue l'absence ...
Chanson pour s'apitoyer sur son sort avec élégance
Rien n'est simple lorsqu'il s'agit de s'apitoyer sur son sort avec élégance. Heureuse nouvelle : la solution existe. Elle dure deux minutes et vingt secondes : le « Not For Me » de Bobby Darin, c'est le Vespa de la Dolce Vita qui s'empale contre un arbre au détour d'un virage, laissant son conducteur, brisé mais bien vivant, appeler au secours dans le vide. Le «Not For Me» de Bobby Darin vous offrira un apitoiement de qualité dans un cadre musical agréable et vous épargnera la galvaudée pleurnicherie dans sa bière.
Chanson pour pleurer tout seul dans le noir
Plus crépusculaire que ça, y'a pas. Il y est question d'abus, d'erreurs et de rédemption. Chanté par un Cash agonisant, si ça vous bouleverse pas, c'est que vous aimez Vincent Delerm (c'est un exemple).
Chanson pour apprendre à se taire
«Stupid Fuckin' Words» : Fugazi a fait passer nombre de messages sans jamais avoir été un groupe bavard. Ici l'affaire est entendue : Il est parfois avisé de la fermer. Merveille de tension presque contenue, suffocante, épurée jusqu'à l'os, «Promises» est une splendeur à écouter en silence. Il est même autorisé de la méditer.
Chanson pour se faire incinérer avec panache
Au moins cela aura-t-il été dit : merci de m'incinérer au son du «Hey» des Pixies. La chose s'ouvre sur «Hey, been trying to meet you...», une épitaphe qui m'ira très bien. Mélancolique mais pas trop. Vacillant mais juste assez. emmené par la voix branlante de Frank Black, feuilletant sans y toucher une belle collection d'émotions, «Hey» porte en lui cet optimisme résigné qui sied au recueillement tout en évitant avec brio l'écueil malvenu du pathos lacrymal.
Alors c'est pour ça.
Bonus Track :
Chanson à offrir à votre Doppleganger preféré
Mourir c'est bien joli mais ça n'a que peu d'intérêt si l'on ne peut revenir tourmenter les vivants. Le «Bela Lugosi's Dead» de Bauhaus fournit aux ectoplasmes motivés une épatante bande son : cette ritournelle d'une rare noirceur, certes quelque peu théâtrale, suffira à inquiéter la plupart des mortels.

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