Yodelice, un nouveau film de Tim Burton ?
Lundi, debout 5h40 comme tous les jours mais celui-ci n'est pas un jour comme les autres, ce soir j'emmène mon amoureux au concert de Yodelice et c'est une surprise. Billets dans le sac, je pars au boulot le coeur léger, les yeux plein d'étoiles.
18h30 l'heure de rejoindre Ben a sonné, je fonce, arrêt "Pigalle", il m'attend devant un cinéma porno, je me bidonne ! Nous partons dans le mauvais sens... Faux départ... Demi tour et nous voilà devant La Cigale. Hop Hop Hop on se dépêche pour ne pas être trop loin.
La première partie commence par un groupe, "The Rodeo" pas mal mais un peu mou, cela ne nous aide pas à attendre patiemment !
La voix de la chanteuse est assez surprenante malgré le côté un peu trop folk des chansons. Et puis...
IL arrive mais nous ne le voyons pas, jeux de lumières dans son dos, il nous offre seulement son contour, son chapeau melon à plume mais les lumières nous aveuglent. Il commence par une espèce de voyage transcendantal avec une musique digne des adeptes d'une secte tournée vers l'Asie.

Et puis ça commence vraiment, tout le monde retient son souffle, nous sommes transportés dans un autre monde, la musique est un mélange qui me fait penser à Matmatah ou encore à Noir Désir mais la scénographie est tout à fait Burtonesque. J'adore ce décalage ! Il nous fait partager Insanity et on se croit dans un cimetière, c'est qu'il ferait presque peur le beau Maxim !
Autant l'album est relativement calme, autant la ré-orchestration du live est punchy, d'ailleurs nous somme tous en train de nous trémousser. Encore ce décalage entre chanson un poil glauque et triste et le côté "tout le monde danse".
Et le spectre avec sa guitare tête de mort sort de son cimetière pour enchainer ses chansons en anglais qu'il chante comme il respire, c'est fabuleux, je n'ai plus l'impression d'être terrestre là. Et son "Sunday with a flu" tombe à pic, je me marre en pensant à Mme Bachelot, je sais les associations d'idées, parfois, il vaudrait mieux éviter !
Malgré tout, son personnage de clown sombre, sorte de double musicalement surdoué me laisse un peu sur ma faim, il ne partage pas vraiment, il joue, chante, nous parle peu, est vraiment trop, à mon goût dans son rôle. Il est presque un peu emprunté lorsque les gens applaudissent à tout rompre ou qu'une fille du public lui crie "Maxim on t'aime".
Je dois avouer que la complémentarité entre les trois personnages sur scène est époustouflante, ils jouent de la batterie à trois, je suis clouée sur place. Je suis sortie comblée mais déjà un peu en manque.
Hey Maxim viens par là que je te dise à quel point cet album est génial et que je t'essuye ta larme pour que tu partages plus avec nous autres, pauvres mortels !
Thank you for pretending that
You can see me in the dark
As if I was making sense
And what I meant is what you really heard
'Cause baby baby baby
I'll be what I wanna be
Crazy as it may be
I'll die when I wanna
Lies set me free
Lies keep me from my fear
Lies believe in me
Lies heavenly shelter
Thank you for pretending that
I don't cry and I don't care
That my heart is made of clay
And I will keep sailling away
'Cause baby baby baby
I'll be what I wanna be
Crazy as it may be
I'll die when I wanna
Lies set me free
Lies keep me from my fear
Lies believe in me
Lies heavenly shelter
Thank you for pretending that
I got some skin around my bones
Thank you for pretending that
I'll never ever ever let you go
Lies set me free
Lies keep me from my fear
Lies believe in me
Lies heavenly shelter

By Alecto
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