Sarkozy, la bête qui n'en finit pas de crever
Mardi, 27 Octobre 2009 07:16
Kowalski
Etrange comme tout le monde glose sur le probable anéantissement de Nicolas Sarkozy. On le crie en ce moment : la bête va forcément crever d'un coup, taureau anéanti au milieu de l'arène chauffée à blanc, écroulement éclaboussé par l'enfoncement de la lame dans la nuque. Et il s'en faut de peu à chaque fois pour que l'on rêve de cette rupture : des insultes proférées à la peuplade jusqu'aux mises en scènes paillettes assénées à longueur de pages people : le dégoût aux bords des lèvres.
Mais le discours est rodé, la machine lancée et les médias enfin disciplinés. On nous dit que, crise aidant, la ballade au bord du yacht sur la mer irisée du néocapitalisme financier pousserait à sa fin. La gauche moribonde, fourbie ses armes. Pire, la zizanie règne au sein même du camp sarkozyste qui ne comprend plus rien aux positions campées par le leader minimo ! Nicolas Sarkozy qui nous a longtemps promis une complète rupture avec les politiques politiciennes nous offrirait un spectacle voué à la dégradation des principes de la république même ?
Rappel des derniers faits :
Augmentation drastique du chômage (dont on ne parle plus jamais aux infos).
Loi Hadopi.
Candidature de Jean Sarkozy, à la tête de l'Epad.
Etablissement de la taxe carbone au plus grand désespoir des usagés et au plus grand bénéfice des entreprises qui voit d'un bon œil la suppression de la taxe professionnel.
Propos racistes d'Hortefeux et son amendement ADN.
Soutien inconditionnel à un Frederic Mitterand à qui personne ne confierait ses enfants, même si la confrérie général des nounous décidait une grève illimitée dans toute l'Europe !
Cela devrait suffire mais non ! Aujourd'hui, La France s'en est pris plein la poire et se la joue bonne pomme acceptant timidement les indisciplines de son néo despote berlusconien car, il faut bien l'avouer, le bon français se sent coupable de l'avoir fantasmé toute sa vie (ah, il faudrait les mettre au travail ces saloperies de jeunes !).
Nicolas Sarkozy a vécu une ascension folle grâce à ce retour à l'ordre et à son charisme bovin créant au milieu du champ grisonnant de la politique une sorte de trajectoire lumineuse et vibrionnante entre tradition avariée et modernité clinquante, exténuant toute concurrence sur son passage. Villepin s'y est cassé les incisives. Ne parlons même pas de Ségolène Royal, paraphrase bipède des déjeuners bobos avec un QI de toile cirée.
Oui, Sarkozy n'incarne plus rien si ce n'est son mépris et alors ? La "valeur travail", socle de son élection, s'est vaporisée avec Jean-Jean et alors ? La morgue n'est plus une valeur refuge et alors ? La suffisance se pète la gueule au CAC40 et alors ? La machine tourne encore ! Encore ? Oui mais pas pour longtemps car Sarkozy isolé, va retrouver son pire ennemi : Lui même. Tout ce qu'il l'avait porté jusqu'au sommet ronge désormais ses talonnettes. L'arrogance. La morgue. Le dédain. Le champagne est éventé. Nicolas Sarkozy voulait symboliser la modernité à lui seul, envahissant la parole publique, vampirisant son état major, se vautrant dans le souffle lumineux de la société du spectacle comme une diva lilliputienne sous ecsta. Il apparait désormais dans sa pleine lumière : une baudruche décérébrée shootée au popper. Ceux qui voteront pour lui désormais seront à abattre en pleine rue !
« Un homme n'est pas malheureux parce qu'il a de l'ambition, mais parce qu'il en est dévoré » disait Montesquieu. Oui, Sarkozy est une bête qui n'en finira jamais de crever.

By Kowalski
Ah mon grand A. - Merci pour tout ce ...
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