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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Quand [Mauve] était petite

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Quand j'étais petite, j'ai fichu la pagaille dès ma naissance. 10 jours de retard, bregma, forceps, ventouse, césarienne... et après avoir éreinté ma mère pendant 24 heures j'arrive avec des hématomes sur tout le corps. Je suis hideuse, mon père prend peur et pleure à l'idée d'avoir un monstre en guise de fille. Une naissance atypique comme seulement 1% des gens, j'étais déjà mal barrée...

Quand j'étais petite, on m'a donné un prénom porté par 72 personnes depuis un siècle. Un prénom c'est important, c'est, avec votre visage, ce que les autres connaissent en premier de vous. Mes parents ne m'ont donné qu'un seul prénom, je n'avais pas le choix, j'allais devoir en ch...

Quand j'étais petite, j'avais déjà une grande sœur, alors j'ai demandé à avoir un petit frère. J'ai eu de la chance car j'en ai un. J'avais eu un camion de pompier, un camion remorque qui accueillait un tractopelle articulé dessus... et un frère. Il était super beau. Plus tard, j'adorais quand il rentrait dans ma chambre, hurlant à tue-tête « Belle belle belle comme le jour » et mimant un solo de guitare électrique. Je savais aussi reconnaitre s'il dormait ou non rien qu'en écoutant sa respiration de l'autre côté de la cloison.

Quand j'étais petite, je croyais que tout le monde était dur de la feuille comme mamie Pitchoune car les gens me faisaient souvent répéter lorsqu'ils entendaient mon prénom. Et les trois enfants ensemble c'était pire : Prune, Mauve et Jim. Un fruit, une fleur et un rocker, une drôle de ménagerie.

Quand j'étais petite je ne portais que des pantalons et des chemisiers, c'était mieux pour faire le cochon pendu. Mes préférés c'était le pantalon rouge à rayures blanches Cacharel et le chemisier blanc à col Claudine. Avec les chaussures bleu marine à motif que je flinguais toujours en mettant mes pieds dans les mares pour attraper les crevettes grises. Bleu, blanc, rouge mais pas Mauve...

Quand j'étais petite, j'avais dit à ma mamie Paupiette que je voulais devenir colleuse d'affiche dans le Métro. Je les regardais pendant des minutes qui me paraissaient des heures. Paulette m'a giflée et dit que ce n'était pas un métier noble. Ma joue m'a fait mal toute la journée au Louvre mais je n'ai pas pleuré car je savais qu'elle se trompait. Les colleurs d'affiches me fascinent toujours autant. C'est un métier insolite.

Quand j'étais petite, je construisais des cabanes et je bouquinais pendant des heures. Le mieux c'était sous l'escalier ou sous le piano avec le chat et des tas de coussins. C'est ma sœur qui m'a appris à lire en me racontant Max et les Maximonstres. A quatre ans et demi j'ai enfin su lire seule mes deux premières phrases : « San Francisco Golden Gate Bridge » et « Papier toilette triple épaisseur ». Pour moi ça a été la preuve irréfutable qu'on apprend des tas de choses aux toilettes. Par la suite j'y ai appris mes tables de multiplication, l'alphabet grec ancien, mes verbes irréguliers d'anglais et la soluce intégrale de Super Mario pour Nintendo 64. Chez mamie Paupiette je m'enfermais aux toilettes pour qu'elle me laisse tranquille. J'ai lu Les liaisons dangereuses et Madame Bovary en intégralité perchée sur les wc dont j'avais rabattu la lunette. Elle disait que j'étais bizarre. Moi je lui répondais qu'elle était avare.

Quand j'étais petite j'écrivais « Cirque » au lieu de « Foot » ou « Equitation » sur le questionnaire d'activité à la rentrée. La maîtresse m'avait grondé en disant que c'était mal de vouloir se faire remarquer en remplissant n'importe quoi sur sa fiche. Et pourtant, c'était vrai. J'étais trapéziste car j'adorais m'envoyer en l'air et acrobate car j'aimais bien contorsionner mon corps. J'aimais l'odeur âcre de la sueur mélangée à la poussière, j'adorais la chaleur des projecteurs sur mon costume en lycra rouge. Je me sentais à ma place, je n'étais qu'une individualité parmi d'autres. Je n'étais pas clown parce que c'est très difficile et pas marrant du tout.

Quand j'étais petite, j'adorais manger. Dès que j'ai su ramper, mon trajet préféré c'était vers le réfrigérateur, ouvrir le bac à légume et les fromages. Les ogres, ils n'avaient pas l'air si méchant dans les histoires. A la cantine je détestais les frites mais je sautais de joie quand c'était « brocolis » ou « épinards ». A la maison j'aimais énormément la salade avec plein d'ail et de vinaigre balsamique. On était un gang de lapins disait mon père. J'adorais surtout le gâteau à la carotte mais j'ai appris à ne pas le dire car mes amis faisaient la grimace et disaient que j'étais « débile ». J'avais déjà compris que c'était eux les imbéciles.
Quand j'étais petite, je pleurais parfois en cachette. Parce que se faire appeler Mauviette, Guimauve ou Morve, ça me blessait beaucoup. Parfois je disais que je m'appelais Juliette ou Marie, pour avoir la paix. Et encore maintenant je signe Violette sur le web. On disait toujours que j'étais bavarde et que je cherchais à me mettre en avant. Alors que c'était tout l'inverse, je passais mon temps à vouloir rentrer dans le rang. Quand j'étais petite je ne voulais pas être différente.

Quand j'étais petite, on disait que j'avais beaucoup de caractère. En fait, c'est surtout que je n'ai jamais su mentir. Je disais tout le temps ce que je pensais. Comme cette fois où j'ai dit à Mathieu Catoire que son cerveau devait baigner dans le formol pour dire que les nazis étaient des modèles à suivre. Il m'a envoyé un coup de pied mais a reçu un genou dans ses gonades avant de m'atteindre. J'avais huit ans et j'espère toujours qu'il n'aura jamais d'enfants. J'ai été condamnée par Monsieur Thierry à rester au coin pendant cinq récrés. Ma famille aussi a sacrément dégusté mais ils savaient que j'en avais besoin pour me faire respecter. Peu d'enfants venaient à mon anniversaire car ils n'aimaient pas mes cartons d'invitations qui n'avaient pas de Babar et Polly Pocket dessus. En revanche il y avait des adultes. Quand j'étais petite, j'ai compris très vite ce que voulait dire « avoir des aprioris » et « être vieille avant l'heure ».

Quand j'étais petite j'étais toujours « la grande ». Un jour, beaucoup plus tard, un homme trop vieux pour moi m'a appelé « Petite Mauve » pendant une discussion sérieuse et j'ai compris ce que voulait dire « douleur amoureuse ». Ce jour là, j'ai eu une boule dans le ventre qui picotait très fort de haut en bas. Puis j'ai pleuré un grand coup, je me suis affrontée, je me suis regardée telle que j'étais et j'ai plongé dans ma vie avec délectation et j'ai souri : ce qu'elle est bonne !

Quand j'étais petite on ne me demandait jamais pourquoi je m'appelle comme ça, alors qu'une très belle histoire entoure mon prénom. Aujourd'hui j'entends souvent des futures mères discuter d'appellations curieuses mais pour lesquelles elles n'ont pas d'histoire, juste « une envie de démarquer mon bébé ».

Quand j'étais petite, je me disais que je changerais de prénom à ma majorité. Aujourd'hui je ne le troquerai pour rien au monde et je n'ai jamais été aussi reconnaissante envers mes parents de ne pas avoir eu froid aux yeux.

Je dédie cette note à l'attention de tous les futurs parents : choisir un prénom original pour son enfant n'est pas chose aisée ni forcément bien avisée. Que cela soit un prénom rare (Mauve, Philémon, Coriolan...) ou un prénom en décalage avec son temps (Henri, Jean-Jacques, Adolf, René...), la stigmatisation est immédiate et il faut un caractère en béton pour tenir le choc. S'il vous plaît ne faites pas n'importe quoi, chaque enfant est unique, vraiment, même sans un drôle de patronyme.

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By Mauve aka Violette R.O.L.L

Commentaires
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baci 09-09-2010 02:52:33

rho lala mais tu devais être super rigolotte chipie, vue de l'extérieur, quand tu étais petite.

je veux dire la répartie, les envies différentes des autres... à vivre ça doit être myen mais à observer de mon oeil d'adulte, je trouve ça très joli !!

merci

Catnatt 09-09-2010 09:19:26

Décalée. Apparemment, tu as toujours été décalée et je te rassure, tu l'es toujours.

Peut-être qu'on aurait pu être copines
Henri 09-09-2010 09:26:28

Forcément les prénoms, j'aurais pu écrire pas mal de choses de ce texte, notamment l'envie d'être surtout normal, se fondre dans la masse.
T'as écrit une super jolie chose, et j'ai une tendresse particulière pour l'épisode colleuse d'affiches :-)
dausse 09-09-2010 09:38:29

je n'ai qu'un seul mot, merci..
Juliette ou Marie
MarieC 09-09-2010 09:42:26

Ah, si tu savais... l'expérience inverse... mais des gens qui aiment leur prénom, je n'en connais pas beaucoup. Très beau texte, très touchant.
sand 09-09-2010 10:00:55

j'adore ce texte.... et j'ai envie de te serrer très fort. Oilà.
Quand je suis grande
  Violette R.O.L.L. 09-09-2010 11:01:24

Hier j'ai eu mon entretien annuel au travail, la directrice a commencé par "Ah, le cas Mauve..."
ça a mal commencé mais pas trop mal terminé,
je fais mon possible pour rentrer dans le rang tous les jours, mais je crois simplement que je ne sais pas comment ça marche la vie "normale"...
Merci pour vos compliments qui me vont tout au fond du coeur à gauche, rayon "petites choses précieuses à contempler comme un colleur d'affiches dans le Métro".
Kanadelf 09-09-2010 11:05:10

Qu'il me plaît, ton texte!

Moi j'ai très très envie de savoir pourquoi tu t'appelles de ce si joli prénom :-)
  Manu 09-09-2010 11:20:43

Je trouve ton témoignage très touchant, Mauve, comme Prune ou Amandine, est un prénom très évocateur, charmeur.
Et à l'attention d'Henri, je ne vois pas du tout le décalage pour ce prénom là, au contraire, il a une contenance et une modernité comme Arthur, Paul ou Baptiste ont su en retrouver. Imaginez vous essayer d'appeler un garçon Baptiste il y a 20 ans, Catnatt et moi sommes bien placés pour en parler
Catnatt 09-09-2010 12:24:51

Réaction de mon père quand je lui ai annoncé que mon fils s'appellerait "Baptiste" : "Mais c'est un prénom de caraque!!"
Manu 09-09-2010 14:58:02

Gitan ou pas, Baptiste (et pas Jean-
Baptiste, hein, pitié) est un prénom qui s'est regonflé plus vite dans les régions méditerranéennes qu'ailleurs j'ai l'impression
Henri 09-09-2010 13:40:07

@Manu: Je peux te dire que le décalage, je l'ai senti, vécu, et un peu payé à l'école hein... on est d'accord, les gamins sont pas d'une finesse transcendante entre eux, mais quand même.
Il y a une contenance, c'est vrai. Une modernité, vraiment pas pour tout le monde.
  Violette R.O.L.L. 09-09-2010 12:06:53

Paul, Baptiste, Arthur sont intemporels : de 5, 15, 25, 35, 45, 55, 65 ans j'en connais un sacré paquet, c'est très passe-partout (très joli mais très classique).
Jean-Jacques ou René sont cycliques, il y a 50 ans c'était in, maintenant c'est ringard, et dans 40 ans ce sera de nouveau cool.
Henri ou Adolphe interpellent immédiatement, ils évoquent des rois, des assassins... Avant Hitler, après la Révolution ces prénoms n'avaient pas le même écho.
Et après il y a les trucs en marge à jamais : Mauve, Coriolan, Audrand...
Jean 09-09-2010 14:38:04

Bonjour bonjour,
En premier lieu bravo, très jolie texte et touchant.
Je trouve ça génial que les gens parlent d'eux car en cas général c'est assez rare. J'ai bien dire parler d'eux et pas raconter de tout et surtout n'importe quoi à leur sujet.
Ca me rappel beaucoup ce qu'avait fait fréro ( Henri ).
Parler de soi avec cette franchise et cette simplicité ne peut qu'être félicité!
wouh,...
milllie 09-09-2010 14:45:01

Ce billet wouh, c'est juste du concentré d'émotion...
envie de dire "Une claque"
Bravo
Ce n'est pas qu'une histoire de prénoms...
Anne 09-09-2010 15:26:02

... mais toute une histoire de décalage que tu racontes là.

J'ai un prénom, court, classique, intemporel... ok.
Mais tout le reste de tout ce que tu décris : les cartes d'anniversaires, les "être grande alors qu'on est toute petite" etc... Me rappellent drôlement mon enfance!!

Je te conseille fortement le livre : http://www.amazon.fr/Trop-intelligent-heureux-Ladulte-surdou%C3%A9/dp/2738120873 ou celui là si tu as des enfants : http://www.amazon.fr/livre-lenfant-dou%C3%A9-laccompagner-%C3%A9panouissement/dp/2263045848/ref=pd_sim_b_12 (ou même pour toi)

Si si , lis.
http://good.mood.over-blog.com/
bergere 09-09-2010 18:47:42

Donner un prénom qui sort des chantiers battus, il me semble que c'est donné un peu de force pour la vie d'adulte à venir... Je ne suis pas sure que le prénom soit le seul coupable dans une enfance douloureuse. Deux enfants portant le même prénom n'auront pas la même histoire. Mais je crois que cela donne un petit coup de pouce pour s'affirmer quoi qu'il en soit. J'ai dans l'école de mes enfants des Leo T (Léothé) ou Leo P (léonpet) ou encore Emma G (Emmagé) et Emma L (Emmaelle) et c'est ainsi qu'ils sont prénommés par les maitresses et leur petits camarades. Cela me fait penser au célèbre je ne suis pas un chiffre, dans ce cas, cela donne je ne suis pas une lettre. Ne faut-il pas également un caractère en béton pour pouvoir tenir la comparaison, faire sa place dans une société ou déjà beaucoup d'enfants portent le même prénom... Ce qui compte c'est que, quelque soit le prénom donné, l'amour soit là indéfectible et surtout que l’enfant sache qu'il est unique pour ses parents. Cela lui donne la force qui lui permettra de devenir un ados bien dans sa peau et un adulte heureux...
Paloma 09-09-2010 20:46:11

C'est fou comme je me suis reconnue...

En plus, mes parents m'ont donné un deuxième prénom encore plus extravagant que le premier...

Et bah ça a pas été facile tous les jours, surtout quand j'étais petite, de m'appeler Paloma Athena.
YoosF 09-09-2010 22:08:11

Estimez-vous heureux, un pote qui bossait dans une mairie nous a montré une photo de l'acte de recensement d'une famille dont le gosse répondait au délicieux prénom de "Klebar".

True Story.
Rolanda Bibine 10-09-2010 00:00:16

Et moi j'avais une élève qui s'appelait Sue Hélene. La pauvre. Tu as raison Mauve, il faut un caractère en Béton pour faire face aux moqueries.

Mais encore... j'aimerais bien connaître l'histoire qui entoure ton prénom.

Et je pourrais rester des heures à regarder un colleur d'affiche dans le métro.
Très très beau texte. Merci.
Pourquoi ?
  Agnès 10-09-2010 21:09:05

Je suis pas sûre que tout le monde soit affecté de la même façon par son prénom. Certain aiment avoir un prénom différent, ça peut aider à forger le caractère... Et je trouve ça bien mieux qu'une enième Marie, ou il faut forcer la gamine à être quelqu'un pour ne pas être oubliée au milieu de tant de consœurs au sein d'un répertoire!
Je parle ici d'expérience puisque je m'appelle Agnès (pas super usité, et tellement de personnes qui ne savent pas l'écrire) et mon frère s'appelle Julien (y'en a à la pelle, ils étaient jusqu'à 4 portant le même prénom dans une classe de lycée)

Maintenant ce qui est dommage c'est que tu nous racontes pas la fameuse jolie histoire autour de ton prénom...
  gicerilla 12-09-2010 09:40:16

Belle démonstration dans lequel l'humour en demi-teinte n'étouffe pas le sujet, l'air de rien bien plus important qu'il n'y parait. En effet, au-delà des quolibets et autres vannes qu'on aura dû subir dans l'enfance, le prénom est aussi parait-il formateur de l'individu par sa résonance. Et il y aurait dans la prononciation du prénom de ces vibrations qui impactent, au même titre que des ondes électro-magnétiques l'individu qui le porte. Intéressant postulat qui, s'il n'est pas prouvé de manière scientifique, vaut qu'on sy' arrête un instant avant de prénommer un enfant !
fanny bernard 16-09-2010 22:50:02

bientôt prête pour le goncourt .....cela fait tout drôle ....petite fille adorable à vaison ou Nolay !!!!! que de chemin. Bises admiratives fanny
moi aussi je m'appelle mauve
mauve 30-10-2010 12:22:07

bonjour
super ton texte je peu te dire que moi aussi je m'appelle mauve et c'est vrai que quand on est petit merci les moqueries mais bon maintenant c'est super d'avoir un prénom comme ca sinon je n'ai jamais rencontré d'autre mauve voila c'est chose faite
Et ben Moi aussi JE SUIS UNE "MAUVE"
MauMauve 23-09-2011 12:51:54

Bonjour à tous et toutes, moi aussi je suis une "MAUVE", et j'aime mon prénom. Pour moi pas de pb de moqueries à l'école, bon d'accord un peu quand même (mauviette, la cousine à violet, etc...) mais toujours dans la bonne humeur. Je suis trés heureuse de rencontrer d'autres "Mauve", les filles, nous ne sommes pas seules ... ;-)
Et j'espère que notre prénom restera toujours aussi "unique".
Petite info : c'était un prénom courant au Moyen-Age, et la jolie fleur "Mauve".
Bonne journée à tous et toutes, et Vive les jolies fleurs et les couleurs
Je m'appelle Mauve 9
janine 23-01-2012 05:26:28

Salut Mauve,

Je m'appelle Mauve aussi et je me retrouve tellement dans ton texte. Le sacré caractère qu'on se forge pour se blinder des : "viollette", "mauviette", "guy mauve" j'en passe et des meilleurs.. et ce qui me parait fou en fait c'est que même à bientôt 30 ans les gens penses être encore les seuls à faire ces blagues !!! J'essais en général de bien les mettre ma à l'aise et c'est automatique celui qui se pensais être rogolo se retrouve être la risée des personnes autours ..

Pas plus tard qu'hier en soirée je me présente à un gars et il me répond: " à moi c'est indigo" !!
J'ai été obligé de demander à quelqu'un d'autre son prénom ..

Ce genre de situation me parait souvent loufoque mais ce que je retiens surtout c'est que tout le monde se souviens de toi .. et puis souvent les gens trippe ben gros sur mon prénom et font tout un tas de compliments ..

Ça à vraiment de beaux avantages ... et puis quand je suis tannée je m'invente un prnénom et une vie qui ressemble à ce prénom ..

Je crois que pour porter un prénom rare il faut parfois avoir du courage (bon faut dire tu n'as pas le choix), mais pour rien au monde je ne changerais mon beau prénom..je remercie encore ma maman ..
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Auteur de cette article : Mauve