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		<title>Voldemag</title>
		<description><![CDATA[Les dernières news de Voldemag]]></description>
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		<lastBuildDate>Sat, 04 Feb 2012 06:37:35 +0000</lastBuildDate>
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			<title>Voldemag</title>
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			<description>Les dernières news de Voldemag</description>
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		<item>
			<title>Est-ce la foudre ?</title>
			<link>http://www.voldemag.fr/moi-et-les-autres/est-ce-la-foudre</link>
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			<description><![CDATA[
<o:p></o:p></span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mes ami(e)s,</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je vais vous raconter une petite histoire.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C'est l'histoire d'un mec qui avait un déjeuner pour le boulot sur une grande place parisienne.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Le mec arrive au restaurant, son RDV va avoir du retard, le mec s'assoit, regarde autour de lui et là, trois table devant lui, tombe dans les yeux de la plus belle femme qu'il n'a jamais vu de sa vie, enfin au moins dans le top 3. Elle est seule, elle finit de déjeuner et elle pianote sur son Iphone.</p>
<p style="text-align: center;"><img height="375" width="500" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/2012/fvrier/foudre.jpg" alt="foudre" /><br />crédit photo <a href="http://www.flickr.com/photos/crazyfarmer/">dimitrios dalagiorgos</a></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Là le mec s'interroge, que doit-il faire ? D'abord arrêter de la fixer, c'est gênant, mais il a du mal à se défaire de cette jeune femme, il évalue son âge à 22/23 max, il est plus vieux, mais il s'en fou, elle est trop belle... Donc le mec il se plonge dans son Iphone, regarde Facebook, Twitter et commence à écrire un mail à ces potos. Et il finit par se dire qu'il doit prendre son courage à deux mains, trouver un stylo, un bout de papier qu'il ne trouve pas (argh), se lever et aller la voir, lui filer son numéro, s'excuser de l'importuner, lui dire les choses simplement, lui donner son numéro, en sachant qu'elle n'en fera peut-être rien, mais au moins il ne le regrettera pas plus tard.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Oui mais voilà, il ose pas le mec, il est là comme un con et forcement, il continue de la regarder, il peut pas s'en empêcher et donc la fille finit par le toper "le-mec-qui-la-regarde-<wbr />maintenant-depuis-15-minutes". Il se replonge dans son Iphone et se dit que ça va passer et puis finalement il finit par arriver son déjeuner. Sauf que pendant que son rendez-vous lui parle, bah elle, elle reste là, elle paye la note, et attend je ne sais pas quoi, et le mec il écoute pas son RDV, il en a rien à foutre du mec qui lui parle en face de lui, il est complètement ailleurs. Comment il va faire pour prendre contact avec elle ? Il finit par se dire qu'il va attendre qu'elle se lève et s'en aille, il va attendre qu'elle sorte du restaurant, il va s'excuser auprès de son convive, sortir, l'interpeller et lui donner son putain de bordel de numéro, qu'il va juste lui demander son prénom et la laissé partir.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Bah non, comme un con, il la regarde mettre son manteau, rattraper son sac qui a failli tomber, lui s'imagine aller à sa rencontre l'aider à ranger ses affaires tombés par terre, mais non elle a de bon réflexe et le rattrape à temps ce sac. Le mec, il la regarde partir, il la voit de la tête au pied, merveilleuse et la regarde s'en aller, sans bouger son cul, ne se lève pas, elle s'éloigne et finit par disparaitre de sa vue.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Le mec, il passe le reste de son déjeuner à penser à elle, à se dire qu'il va se lever et courir pour tenter de la retrouver peu importe qu'il ne la retrouve jamais, au moins il aura essayé, et puis il se dit qu'il va aller interroger la serveuse du restaurant pour savoir si elle vient souvent, trouver une piste, la retrouver d'une façon ou une autre.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mais non, le mec, il finit son déjeuner, il dit au revoir à son déjeuner et puis en fouillant dans ses poches trouve sa carte pro, avec 20 cartes de visite qu'il n'utilise jamais, se rend compte qu'il aurait pu le faire, qu'il en avait les moyens, l'envie, mais qu'il n'a pas eu le courage et là le mec, il a les boules par terre...</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Bref, ce mec est con, gentil, mais un peu con.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"> </p>
<p style="text-align: center;"><img height="100" width="110" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/00-signature-2011.gif" alt="00-signature-2011" /><br /><strong><span style="font-size: 14pt;">Mon Choupinou</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"> </p>]]></description>
		<dc:creator>baci</dc:creator>
			<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 08:05:33 +0000</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Travailler plus</title>
			<link>http://www.voldemag.fr/politique-societe/travailler-plus</link>
			<guid>http://www.voldemag.fr/politique-societe/travailler-plus</guid>
			<description><![CDATA[
</span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; color: black;"></span><o:p></o:p></p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><em style="mso-bidi-font-style: normal"></em> </p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><em style="mso-bidi-font-style: normal">« On nous avait dit « travailler plus pour gagner plus » et maintenant on travaille plus mais on gagne moins alors moi j'ai décidé de ne plus travailler du tout. [...] Mais surtout gardez le sourire, ils nous ont dit que la France avait de l'avenir, Nicolas l'a dit : « Ca va repartir » ! »</em></p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="line-height: 115%; font-size: 10pt;">SDF anonyme, le 19/01/12 à 9h05, ligne 8</span></p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="line-height: 115%; font-size: 10pt;"> </span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Ca porte à réflexion ce genre de discours, non ? Sur le coup on en rigole, on sourit bêtement et puis en y repensant on se dit qu'il n'a pas tort, ce monsieur.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"> </p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;"> <img height="257" width="320" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/2012/fvrier/travailler.jpg" alt="travailler" /></p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">En tout cas moi j'y ai repensé ce matin et au final il n'a vraiment pas tort ! Je ne dis pas qu'on doit tous arrêter de travailler, loin de là, et puis ce serait bien mal venu de ma part de dire ça puisque j'ai passé près de deux ans à travailler 7jours/7, mais...</p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">Mais il est vrai qu'on nous avait dit que c'était en travaillant encore et encore qu'on pourrait assurer notre avenir ! Alors voilà on se lance de plus en plus jeune dans les stages et l'alternance, pourquoi ? Pour un salaire de misère finalement. Donc on accumule les petits jobs pour s'en tirer avec moins que le SMIC alors qu'on dépasse de loin les 35heures, mais on est jeune donc ça ne compte pas...</p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Ca ne compte pas, vraiment ?</p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">Moi je vous le dis, on se fait avoir ! On est beaucoup à commencer les petits boulots à nos 18 ans, on travaille on travaille on se dit que plus tard au moins on sera tranquille avec un bon petit boulot, une belle petite maison et qu'une fois à la retraite on pourra en profiter... Notre génération s'est fait avoir ! Ah, la belle époque où nos grands-parents/parents commençaient à travailler très jeunes, avaient un salaire se basant sur leurs heures de travail, évoluaient en fonction de leurs compétences et de leur ancienneté dans l'entreprise, et partaient à la retraite tranquillement à 60 ans pour avoir le temps de profiter un peu et de se reposer beaucoup. Et nous alors ? Eh bien nous, on commence aussi à travailler jeune mais on est moins payé parce que justement on est jeune.</p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">On accepte un salaire de 417€ pour avoir fait le travail d'un employé « normal » et encore, c'est récent ! Souvenez-vous quand les stages n'étaient pas encore tous rémunérés !</p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">Non seulement on acceptait de travailler pour rien mais en plus on suppliait les entreprises de nous accepter. Nous aussi on fait des heures sup' comme tous les autres employés, on se plonge dans notre travail, on donne le meilleur de nous même. Ouvrons les yeux ! C'est bien de se donner à fond, on appelle ça la conscience professionnelle mais comme le dit le dicton « trop bon trop con ! ». D'une part nous n'avons pas les mêmes salaires ni la même facilité à prendre des jours de repos, voire même des vacances (Oh Mon Dieu elle a OSE parler de vacances !), mais en plus nous devons aussi travailler pour nos cours, notre mémoire, nos examens, et tout le monde trouve ça absolument normal !</p>
<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">Bon, des sacrifices il faut en faire me direz vous et je suis entièrement d'accord, mais il faut en faire pour les bonnes raisons. Regardons autour de nous... L'économie est au plus mal et rien ne nous assure que ça ira mieux. On se tue à la tâche en se disant qu'on récolte ce que l'on sème... Notre récolte s'annonce bien maigre malgré nos efforts : Un pouvoir d'achat constamment en baisse et l'âge de la retraite qui se repousse de plus en plus... On aura 75 ans, on se dira qu'on a travaillé toute notre vie, on aura peut-être même réussi à mettre un peu de côté, à voir le monde, on voudra se reposer parce que, au fond, on l'aura bien mérité... mais dans quel état serons nous ? Après avoir passé tant d'années sans compter ses heures de travail, tant de vacances en étant toujours connectés à notre ordinateur ou notre smartphone pour être le plus disponible possible, tant de semaines dans le stress le plus complet... Serons-nous vraiment en état de profiter ?</p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><em style="mso-bidi-font-style: normal">« Mais surtout gardez le sourire, ils nous ont dit que la France avait de l'avenir, Nicolas l'a dit : « Ca va repartir » ! »</em></p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"><em></em></p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"> </p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;"><img height="100" width="110" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/00-signature-2011.gif" alt="00-signature-2011" /><br /><span style="font-size: 14pt;"><strong>Insaf</strong></span></p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;"> </p>]]></description>
		<dc:creator>baci</dc:creator>
			<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 08:04:23 +0000</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Plumes et Paillettes</title>
			<link>http://www.voldemag.fr/fictions/plumes-et-paillettes</link>
			<guid>http://www.voldemag.fr/fictions/plumes-et-paillettes</guid>
			<description><![CDATA[
 </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt"> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Elle a encore le crépitement des applaudissements dans les oreilles. Le halo des spots qui chauffait sa peau il y a encore quelques secondes vient de s'éteindre, juste après la fermeture du rideau.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Elle adore ce moment, celui où elle a tout donné et reçu encore plus. Ce soir le public était particulièrement chaleureux. Faut dire, son nouveau show est à tomber.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Elle l'a travaillé des heures, sculpté son corps à la barre, cherché encore plus loin chaque mouvement. Elle aime, en descendant de scène, avoir donné l'impression de légèreté, de facilité alors qu'elle a sué et souffert le martyre sous ce costume lourd de plumes et de paillettes.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Elle court jusqu'à sa loge perchée sur ses talons, vide de forces, pleine de bonheur. La scène est sa sève.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Le cœur battant encore à 10.000 pulsations par secondes, elle se laisse tomber doucement sur le petit canapé à côté des portants de costumes, enrobée par le tulle de sa robe.</p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;"><img height="280" width="259" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/2012/janvier/paillettes.jpg" alt="paillettes" /> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Elle ferme les yeux pour se calmer et profiter encore un instant de ce vertige avant de se démaquiller, retire sa perruque blonde et le petit bonnet qui enserre ses boucles châtain.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">En s'asseyant face au miroir, elle glisse une main sous l'une des roses de l'énorme bouquet qui trône sur la coiffeuse pour l'approcher de son nez. Elle ne sait pas si elle préfère l'odeur des fleurs à celle des cosmétiques qui envahit sa loge. Le mélange des deux tranche-t-elle.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Elle se relève, dégrafe le haut de sa robe et laisse échapper un soupir de soulagement tandis que le si lourd costume tombe à terre. Son corps enserré depuis des heures respire enfin.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Elle s'assoit sur le bord de la chaise pour défaire ses chaussures, appuie sur l'interrupteur pour allumer les rangées d'ampoules autour du miroir et entreprend le démaquillage.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Elle prend son temps, elle en a besoin.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Elle se sourit une dernière fois en "Samantha LaBelle", son nom de scène (un peu désuet mais c'est ce qui lui plaît).</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">D'une main agile, elle décolle doucement les faux cils de l'oeil gauche, puis du droit.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">On frappe à la porte, encore un bouquet. Elle fait signe de le déposer avec les autres, près du canapé.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Elle verse quelques gouttes de démaquillant sur un coton et commence à caresser son visage pour effacer les traces de poudre, de blush et de paillettes.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Elle commence toujours par les yeux, parce que c'est ce qui ne change pas, à la ville comme à la scène, ses pupilles vertes, toujours un peu dilatées. Il a toujours pensé que si un de ses collègues de la banque le reconnaissait un jour, ce serait à cause de ses yeux. Il aime voir son visage réapparaître petit à petit.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt">Le front, l'arête du nez, les pommettes et enfin la bouche et le bas du visage, le coton chemin faisant a remis au jour sa peau d'homme.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt">Il retire ses bas, sa prothèse de poitrine. Voilà. Il est à nouveau lui. Avant de partir à la douche, il installe sa robe sur le cintre et la repose sur le portant pour le week-end prochain.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"> </p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;"><img height="100" width="110" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/00-signature-2011.gif" alt="00-signature-2011" /><br /><span style="font-size: 14pt;"><strong>Capuche</strong></span></p>
<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;"> </p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"> </p>]]></description>
		<dc:creator>baci</dc:creator>
			<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 11:49:20 +0000</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Editanonyme</title>
			<link>http://www.voldemag.fr/editos/editanonyme</link>
			<guid>http://www.voldemag.fr/editos/editanonyme</guid>
			<description><![CDATA[
</span><o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L'édito, ça n'a l'air de rien, comme un simple passage obligé du Rédac chef pour ouvrir sa semaine mais en réalité, c'est un casse-tête sans cesse renouvelé. est-ce que je dois raconter ce que je vais vous dire toute la semaine ? Ou est-ce que, au contraire, je livre une pensée liée à l'actualité et déconnectée de tout ce que je vais publier cette semaine ?</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque fois que c'est mon tour, je fais tourner dans ma tête douze idées depuis le vendredi soir. Je me douche édito, je prépare mon petit-déj édito, je trinque avec mes potes édito. (Ok, peut-être j'exagère un peu, quand je trinque, je pense pas à vous.) Et en même temps, paradoxe de ma vie : cette activité envahissante qu'est voldemag et cette autre activité envahissante qu'est mon boulot ne peuvent pas se rencontrer. Je ne peux donc pas faire déborder mes préoccupations bloguesques sur ma vie pro sans risquer un souci de deux ordres : le premier est que mes collègues, tombant sur mon blog ou mes twits, sachent beaucoup plus de choses intimes que je le souhaiterais, le deuxième est que mes responsables ne se fachent, pensant qu'il y a un risque de non-respect de mes diverses obligations de pas raconter mon boulot aux quatre vents.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, que je le veuille ou non, des liens se créent entre ces deux mondes. Parfois du perso vers le pro : ma voisine de bureau est d'abord une copine. Ensuite du pro vers le perso : certains collègues deviennent des potes et il devient alors difficile de ne pas leur dire que j'ai une identité numérique. D'autant plus difficile que certains de mes plus proches amis m'appellent baci et non pas par mon prénom.</p>
<p style="text-align: justify;">L'an dernier -pour une raison que j'ignore étant donné que mon secret a été gardé pendant 7 ans dans mon ancien job- je suis devenue paranoïaque à l'idée que mes nouveaux collègues ne découvrent mon blog. Je mesurais chacune de mes paroles lorsqu'il était question d'internet. (Ce qui est un peu compliqué quand on sait que je bosse au milieu de spécialistes des nouvelles techno)</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, un jour, on a fini par comprendre que je twittais. Rien d'autre. Juste que j'avais un compte twitter. De toute façon, entre baci/bacicoline et mon nom IRL, y a un monde, normalement aucun risque qu'on me retrouve. Tant pis, j'étais partie pour deux mois façon agent double, à vérifier tout, à apprendre les raccourcis pour fermer la page de mes mails en cas d'arrivée impromptue, à n'utiliser mon téléphone pour twitter que si plus de 3 mètres me séparaient de mon plus proche collègue...</p>
<p style="text-align: center;"><img height="539" width="386" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/2012/janvier/anonmyme.jpg" alt="anonmyme" /></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Et la semaine dernière, j'ai invité des collègues à dîner chez moi. Et puis je vais aller en vacances chez l'un d'entre eux. Je discute de plus en plus avec deux ou trois d'entre eux, mine de rien, on est en train de faire muter la relation vers un truc plus perso. Ils vont finir par rencontrer mes amis, par participer à des mails groupés aussi, et je n'utilise quasi jamais mon adresse "officielle" donc ça va tout me compliquer.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout d'un moment, ce cloisonnement devenait donc non seulement vraiment compliqué mais aussi un peu ridicule. Alors j'ai respiré très fort et j'ai décidé de leur faire confiance. Et me suis rendu compte dans la foulée et avec un grand éclat de rire que je n'aurais pas dû m'inquiéter d'une découverte "par hasard"... vu que l'un d'entre eux a été jusqu'à me dire "mais je te trouve pas sur twitter" alors que je lui ai quand même donné mon nom et envoyé une demande d'ami sur facebook. En fait, la stalkeuse professionnelle, c'est moi, pas eux malgré leurs discours.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours est-il que désormais, ils savent qui je suis ici et là-bas. Et ça change tout, ce matin au moment de relire pour publier cet édito, un collègue/pote est passé et m'a demandé en regardant mon écran "qu'est-ce que tu fais ?" tout tranquillement, j'ai pu expliquer que c'était mon édito.</p>
<p style="text-align: justify;">Que voici que voila, très en retard mais je suis sûre que vous me pardonnerez.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: center;"><img height="100" width="110" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/00-signature-2011.gif" alt="00-signature-2011" /><br /><span style="font-size: 14pt;"><strong>baci</strong></span></p>
<p style="text-align: center;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>]]></description>
		<dc:creator>baci</dc:creator>
			<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 07:34:24 +0000</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Un rien de calligraphique</title>
			<link>http://www.voldemag.fr/just-for-fun/un-rien-de-calligraphique</link>
			<guid>http://www.voldemag.fr/just-for-fun/un-rien-de-calligraphique</guid>
			<description><![CDATA[
</div>
<div><span>
<div></div>
<div></div>
<div style="text-align: center;"><img alt="kaligraf11" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/kaligraf11.jpg" height="2338" width="483" /></div>
<div style="text-align: justify;"><br /></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;">Un meli-melo de lettres, de mots, de chiffres, gothique, arabe, retro, futuriste, anglaise, pleine, déliée, fine, grasse... Approchez, il y'en aura pour tout le monde !</div>
<div></div>
<div style="text-align: justify;">Dessiner c'est écrire, l'inverse est aussi valable. Mais c'est aussi gagner comme me le souffle à l'oreille Éric Galiano ^^</div>
<div></div>
<div style="text-align: justify;">Sur ce à vos crayons les enfants. Vous allez voir c'est très relaxant"</div>
<div id=":26" class="ajR" role="button" tabindex="0" aria-label="Afficher le contenu abrégé" data-tooltip="Afficher le contenu abrégé"><img class="ajT" src="https://mail.google.com/mail/images/cleardot.gif" /></div>
<div class="ajR" role="button" tabindex="0" aria-label="Afficher le contenu abrégé" data-tooltip="Afficher le contenu abrégé"></div>
<div class="ajR" role="button" tabindex="0" aria-label="Afficher le contenu abrégé" data-tooltip="Afficher le contenu abrégé"></div>
<div class="ajR" role="button" tabindex="0" aria-label="Afficher le contenu abrégé" data-tooltip="Afficher le contenu abrégé" style="text-align: center;"><img src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/00-signature-2011.gif" alt="00-signature-2011" height="100" width="110" /></div>
<div class="ajR" role="button" tabindex="0" aria-label="Afficher le contenu abrégé" data-tooltip="Afficher le contenu abrégé" style="text-align: center;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Freaky Flow</strong></span></div>
</span></div>]]></description>
		<dc:creator>Spleen sans idéal</dc:creator>
			<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 08:41:50 +0000</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Fêlure</title>
			<link>http://www.voldemag.fr/fictions/f-lure</link>
			<guid>http://www.voldemag.fr/fictions/f-lure</guid>
			<description><![CDATA[
</div>
<div style="text-align: justify;">Elle court le long du verre, et mes yeux ne peuvent pas s'en détacher. C'est beaucoup mieux : ça permet de ne pas les entendre. <br /><br />C'est un verre de station service, celle où papa va toujours parce que maman ne conduit pas, bleu vert pas vraiment opaque. On peut pas l'acheter : faut remplir une carte avec des timbres, chaque dizaine de  litre d'essence rapporte un timbre, il en faut dix pour un verre. J'aurais bien voulu qu'il roule plus, papa.  Comme ça il aurait dû plus souvent faire le plein. Décrocher le pistolet de la pompe, et glou et glou,  ça sent dégueulasse et pique les narines, avec la monnaie il me fourgue les petits carrés chiffonnés dans les mains, je passe le papier sur la langue, c'est  bon et pas bon à la fois, puis appliquée je colle le plus droit possible. S'il était parti plus souvent j'en aurais peut être eu plusieurs. Mais depuis qu'il ne va plus à son travail ... J'en ai un, ça compte. Un vrai verre coca cola comme dans les cafés avec la marque en relief, sur laquelle on peut passer les doigts et c'est marrant parce qu'alors on ferme les yeux on s'imagine qu'on lit avec les doigts paf je me suis trompée c'est pas le o c'est déjà le c. <br />Je suis super fière de l'avoir eu : c'est mon verre, estampillé et tout. Ça fait bien. <br /><br />Quand je suis rentrée à seize heures un peu passées, j'ai jeté le cartable à côté des chaussures de maman. La maison était d'un calme angoissant. Celui avant que la bonde de l'évier ne gargouille et n'inonde comme chez tante Lu l'autre fois : elle épongeait à la Vileda avec des gestes de grand drame qu'on lui avait appris à l'école de théâtre avec tout son maquillage et ses dizaines de cils  et ses seins qui bougent. Quand je serai grande, j'aimerai aussi faire une école de théâtre. Un ploc : serrer bien fort le robinet. Voilà.  <br /><br />J'ai sursauté quand ça a explosé d'un coup. <br />On s'habitue aux cris un jour ? J'aimerais bien. Mais c'est pas comme dans les films. Bon. Je me suis fait toute petite je connais le truc, ai préparé un goûter - yaourt, pomme et un verre de lait - et fait la rédaction pour demain. <br /><br />La meilleure, madame la lit devant toute la classe, le vendredi. J'espère que ce sera la mienne. Ou celle de Thierry. Si c'est celle de Thierry alors je suis contente quand même.  Je l'ai pris dans l'armoire, brique de lait coincée sous le bras et j'ai vu. Fêlé. <br /><br />Boule dans la gorge. <br /><br />Maintenant dans ma paume, le verre est comme lové. Love- lové.  J'apprends l'anglais depuis septembre mais Thierry est meilleur que moi. C'est pas grave : lui il peut. Il porte une veste Chevignon verte je déteste le vert mais quand c'est Thierry je trouve ça beau. J'observe le verre, je scrute. Si j'arrive à me  concentrer suffisamment, alors ça  les rendra muets. C'est sûr. Faut juste le vouloir. Je mâchouille mon chewing gum. Plus de goût : ne reste que la sensation plastique, et les mâchoires qui se serrent et se relâchent. J'en ai encore dans ma  poche, tout un paquet. Tâter histoire de vérifier. Oui ! Je ne l'ai pas perdu. Je perds souvent les choses et il se moque, papa. <br /><br />C'est joli, une fêlure sur du verre. Bon c'est vrai que c'est embêtant un peu. Parce que imagine, tu bois et ça se casse, les morceaux de verre dans la bouche. <br /><br />Eux se brisent, ça vrille et ça transperce. J'aime pas.  Les claquements sur le plancher. Vite ! Faire la liste des autres choses jolies : un rai jaune lignant le parquet le matin, un brin d'herbe perdu, maman, quand Thierry sourit et ça lui fait comme un soleil qui naît au milieu du visage, le givre sur le carreau, maman, les petits parasols que tante Lu met dans mon Seven up quand on va la voir, j’aime bien tante Lu elle raconte toujours des histoires avec des mots qu’on comprend pas je voudrais vivre dans une histoire de tante Lu.<br /><br />Plus les entendre. Les mots sifflent comme des balles.  <br /><br />Balle pelote de laine de mouton de poussière de craie de tableau noir et je m’en fiche s’ils se disputent j’entends plus rien. <br /><br />Dessiner le trajet de la brisure. D'abord un trou, pas plus gros qu’une tête d'épingle, ensuite une espèce d'étoile qui  se barre, elle fuit, trente degrés à droite puis quarante à gauche, stop, encore quinze degrés et ainsi de suite. Rythme de mathématiques. Pensée : écrire à l'infini abscisse, ordonnée, parabole et théorème ce serait bien parce que les mots sont si... Ils roulent dans la bouche, sous mes doigts et j'essaye de les écrire en plus gros puis penché vers la droite vers la gauche comme une aristocrate ça aussi c'est un chouette mot a-ri-sto-cra-te ça pique comme des aiguilles on voit bien une dame pincée  et calculer ça sert à rien. <br /><br />J'aimerais bien dire des trucs comme ça tout haut mais ça les fait rire quand j'ose. Alors je pars un peu. Fesses et dos bien calés contre le mur, les genoux repliés entre les mains. Quelques centimètres seulement et c'est le dehors.<br /><br />Ils crient très fort: je ferme les yeux. Encore des choses jolies, s'il vous plaît : la bougie qui sent bon quand maman prend un bain, les crocus tout ébouriffés, tu crois vraiment que ça peut être ébouriffé des crocus je sais pas et quand Thierry a répondu à la maîtresse avant moi c'était bien parce que d'habitude c'est toujours moi qui répond en premier et les coquelicots juste des points rouges quand on roule très vite alors j'ouvre la fenêtre j'ai le visage tout fouetté de vent. <br /><br /><br />Difficile de faire barrage : même les paillettes des yeux de Thierry n’arrivent plus à assourdir le vacarme. Derrière le rideau, je ne vois qu’un bout d’eux comme si on avait découpé une photo. Maman enfermée dans un triangle, larmes sur sa joue. Elle est belle, maman. <br /><br />Plus regarder la trace toute blanche des doigts sur sa peau rose, l'œil à demi-fermé, je veux pas. <br /><br />Là, sur l’appui de fenêtre, eux ne peuvent pas me voir. Je décide : je suis pas là. <br /><br />Mes mains dans les cheveux de Thierry, il est tellement beau que ça me fait mal au ventre, aux yeux, partout j'ai mal au cœur il m'embrasse sous un pommier  je me demande si j'ai toujours bonne haleine parce que mon  chewing gum n’a presque plus de goût mais il m'embrasse quand même encore oh c’est bon c’est comme de manger des marshmallows mais en mieux et sa langue elle est molle chaude douce  j'ai envie de rire et de mourir  je veux que ça s’arrête plus jamais jamais oh Thierry ta nuque où il y a un grain de beauté je veux l’embrasser tout le temps tout le temps tous les jours.<br /><br />L’air tremble. Hurlements qui me  coupent en deux, s’il vous plait arrêtez j’aurai des bonnes notes, et je ne renverserai plus mon cacao, et je serai parfaite. <br /><br />Les jointures de mes doigts devenues blanches à force de serrer le verre, je ne me  rends pas compte quand il se brise. <br /><br />Ma main brûle, un flot de sang rouge vif s'écoule, macule mon genou, poisse le long de ma cuisse.<br /><br />J'ai dix ans. <br />Papa a tué maman.<br /></div>
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<div style="text-align: center;"><img alt="407047995_5dc98fbe60_b" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/407047995_5dc98fbe60_b.jpg" width="1024" height="464" /></div>
<div style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><em>Illustration :<a href="http://www.flickr.com/photos/alex-lataste/"> Alexandre Lataste</a></em></strong></span><br /></div>
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<div style="text-align: center;"><img alt="00-signature-2011" src="http://www.voldemag.fr/images/stories/les_recurrents/00-signature-2011.gif" width="110" height="100" /></div>
<div style="text-align: center;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Sand</span></strong><br /></div>
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		<dc:creator>sand</dc:creator>
			<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 22:00:00 +0000</pubDate>
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