J'ai rencontré Clarika très tard. Vraiment. Genre la veille de la sortie de son dernier album, sur deezer. La première chanson que j'aie entendu d'elle est "Je l'ai bien mérité".
Le côté génialissime c'est que je commence par une bonne grosse gifle et que je sais immédiatement que j'écoute là une femme qui se sert des mots pas seulement pour la rime ou le rythme. Je l'ai déjà dit, j'accroche tout de suite à l'album "moi en mieux". J'accroche à Clarika en fait, tout bêtement. Probablement parce que c'est une artiste à la fois là pour nous émouvoir et nous amuser, qui sait parler des sans papiers autant que du blues de la coiffeuse et de l'amour comme dans les films.
Et sur scène, Clarika c'est encore plus mieux. Lundi soir, je suis allée la voir en concert pour la troisième fois en moins de 2 ans. Et comme chaque fois, j'ai ri aux éclats de ses facéties et de ses anecdotes, aussi écrites soient-elles. Et puis j'ai eu la gorge serrée 2 ou 3 fois comme sur son inquiétude sur l'amour éternel ou son indignation face à l'indifférence faite aux sans papiers. J'ai chanté à tue-tête au risque de déranger tous mes voisins.

La faute à Clarika, qui ressemble à un elfe survitaminé et léger, elle sautille, menue dans sa robe trapèze violette et blanche. Puis vient le moment où elle utilise sa voix. Forte et puissante, hyper maîtrisée, on sent que c'est pas du hasard ou de l'impro entre potes. Et la mise en lumière participe complètement à cette impression de maîtrise totale, comme un élément de décor, elle change en fonction de l'ambiance, parfaitement ajustée. C'est beau même visuellement.
Non vraiment, Clarika n'est jamais aussi magique que sur scène. Alors savoir qu'elle faisait là ses adieux m'a vraiment chagrinée. Elle l'avait deviné puisqu'à l'entrée de la salle, on m'a donné un paquet de mouchoirs avec sa dédicace.

En fait, c'était des précautions inutiles, j'en ai pas réellement eu besoin, l'ambiance était électrique grâce à elle, ses musiciens, ses invitées de marque -la Grande Sophie, Karimouche et même Luce- le bonheur d'être là surpassait la crainte de ces adieux. Il y a bien eu des bouffées d'émotion au moment de "ça s'peut pas" ou de la chorale venue pour le final mais pas de larmes.
Ca va d'autant mieux qu'il paraît qu'elle part pas vraiment pour toujours. Elle sort même une de ses chansons en duo avec Mariam. Une histoire de femme, une histoire de ce que nous sommes, nous le kaléidoscope des femmes du 21ème siècle.
Clarika, j'aimerais tellement boire un thé avec elle, dans une ambiance toute cozy qui me permettrait d'approfondir les réflexions que ses chansons font parfois naître. C'est bizarre, j'en ai bien conscience, d'avoir autant d'admiration pour une artiste et d'avoir en même temps des impressions de familiarité avec elle, mais je crois que c'est Elle qui fait cet effet.
A très vite, j'espère, Clarika !

by baci
photos de bibzdidine tous droits réservés
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
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J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
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