Malheureusement, on a facilement tendance à le sous-estimer en raison de sa douceur, qui peut parfois, passer pour de la mièvrerie. Murillo n'atteignit jamais la profondeur de Vélasquez ou de Zurbaran, mais il témoigne d'une puissance qui lui est propre. Et certaines de ses compositions sont d'une convaincante efficacité. On l'accuse souvent d'insignifiance, peut-être en raison de notre propension actuelle à envisager la vie dans sa globalité, avec ses aspects les plus crus. Or la vision de Murillo est tout autre puisque essentiellement baignée de bienveillance. C'est sans doute l'une des rares oeuvres profanes de ce peintre qui permet le mieux d'en apprécier le talent.

Femmes à la fenêtre
National Gallery of Art
Washington DC
"Femmes à la fenêtre" est une image superbe, toute en retenue, pleine de beauté, de plénitude. L'une des deux femmes, la plus agée, est sans doute une duègne, engagée sans doute pour faire à la fois fonction de gouvernante et de chaperon. Elle rit, mais sans que l'on voie autre chose que ses joues plissées et le pétillement de ses yeux. Son comportement révèle que ce qui fait si innocement sourire la jeune fille provoque en elle une expression de gaieté jubilatoire. Son âge lui permet de saisir avec plus d'acuité ce qui échappe à l'autre, et Murillo nous le fait comprendre avec une remarquable délicatesse. La plus jeune, centre émotionnel de la composition, semble observer le monde extérieur avec ironie et détachement, mais Murillo et la duègne savent combien ce jeune regard manque encore de perspicacité.
Né à Séville en 1618 Bartolomé Esteban Murillo est un peintre du Siècle d'Or espagnol. Il commence son apprentissage chez un artiste local qui lui enseigne la peinture. Vers 1630 il rencontre un élève de Van Dyck qui l'initie à la technique flamande. La Vierge du Rosaire est l'une de ses oeuvres les plus anciennes. En 1658 il séjourne à Madrid où il subit, entre autres, l'influence de Zurbaran. En 1660 il fonde l'académie des Beaux-Arts de Séville. En 1682, alors qu'il peint un rétacle, il chute d'un échaffaudage et meurt peu de temps après.

By Sonia
Oui, par amour je serais prête à re...
Clap clap.... merci pour cette décou...
Tous les débuts sont hésitants, à ...
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...