Dans une petite salle jurassienne, nous nous installons sur des chaises (!) très (volontairement ?) inconfortables. Il fait noir. Impossible même de distinguer le spectateur de devant. L'attente s'étire. L'instant s'allonge. Lourd. Les gens chuchotent. A peine. Une sorte de malaise ambiant emplit déjà la pièce. Parce que ma vue s'habitue petit à petit à l'obscurité, pendant que je me réinstalle pour la énième fois sur cette foutue assise, ce qui nous fait face se dessine. Peu à peu. Une sorte de conteneur de quelques m². Ouvert de notre coté. Silence pesant. Toujours.
Lorsque la lumière fuse dans le même temps que la musique, c'est un étranglement : Le danseur (Pierre Rigal) qui se tient devant nous est aussi inhumaine que la lumière se fait humaine. Ou l'inverse. En l'espace de quelques secondes, on ne sait plus. Nous sommes pris au piège. Asphyxiés, opPRESSés, écartelés, détaillés, dénudés. ...Dépecés. Pas de répit. Le temps se déforme. Se distord. Coule. Se précipite. S'agace. Se love. Sans cesse. L'espace évolue. Se meut. S'étrique. Mâchés. Malaxés. Tranchés. Définis. Indéfinis. Métaphoriques.
Je sais pourtant que la Scène du Jura nous offre habituellement une programmation de qualité. Mais avec PRESS on frôle le magistral. J'en reste bouche bée. J'en conviens, j'avais mal lu le programme en réservant cette place... Du fait que je m'attendais pas à un tel... Un tel quoi ? Je ne sais comment catégoriser cette œuvre : c'est un ballet...pourtant c'est une pièce, un théâtre de l'âme et du corps. Du contenu qui contient le contenant. Une douleur. Un acharnement. Une impression graphique.
"Press met en situation l'image de l'homme moderne dans son immense banalité et en même temps dans son énigmatique complexité. Huis clos confrontant l'homme à la machine, le spectacle exploite un dispositif très efficace, à la fois ludique et cruel, au service d'une performance chorégraphique étonnante" lit-on ici. Ces quelques mots sont un simple coup d'œil. Pas un regard.
PRESS est pour moi plus que cela... Et à la fois moins. C'est brut comme une définition... Sans s'en prétendre. Le souffle nous est coupé. Et l'on cesse de réfléchir. PRESS touche directement à nos sens. Sans packaging. Sans un mot. A travers une chorégraphie, un corps, 5 cloisons, une chaise, une bestiole mécanique, une lumière... et un langage sonore surréaliste et exceptionnel.
Petit extrait :
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
PRESS sera au théâtre de Châtillon les 11 et 12 février 2010 à 20h30. Plus d'info ici. Si je n'étais si loin, j'irais le voir à nouveau.
Respect - Ce texte me fait plaisir ca...
quoi ???? il y a des gens qui ont vot...
Plus de télé non plus. A l'occasion...
non, je ne suis pas TA Clémentine, m...
Tu poses une question fondamentale et...
ça ne nous rajeunit pas ...
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C'est peut etre pas aussi simple mais...
tu sais que ca fera un an bientôt qu...
bien sur, bien sur Rolanda