
"1942 - Dans la France occupée, sept amis se retrouvent pour fêter l'anniversaire de leur hôte. La soirée se déroule sous les meilleurs auspices, jusqu'à ce qu'au pied de leur immeuble soient abattus deux officiers allemands. Par représailles, la Gestapo investit l'immeuble et décide de prendre deux otages par appartement.
Le Commandant Kaubach, qui dirige cette opération, reconnaît, en la personne du propriétaire de l'appartement, M. Pélissier, un libraire à qui il achète régulièrement des ouvrages. Soucieux d'entretenir les rapports courtois qu'il a toujours eus avec le libraire, le Commandant Kaubach décide de ne passer prendre les otages qu'au dessert... Et mieux : il leur laisse la liberté de choisir eux-mêmes les deux otages qui l'accompagneront.
C'est ainsi que peut commencer Le Repas des fauves".
Avec un tel contexte, je m'attendais à ce que le sujet soit traité avec une grande gravité... et c'est tout le contraire. La pièce est essentiellement axée sur les liens qu'entretiennent tous les protagonistes et sur la noirceur de la nature humaine.
Face à ce dramatique dilemme, l'amitié s'étiole et finit par voler en éclats, chacun dévoilant sa véritable personnalité, son individualité, son égoïsme, sa lâcheté, sa peur... Le texte est ponctué de notes d'humour souvent cyniques mais jamais déplacées et qui bien souvent tombent à pic pour faire retomber la pression qui va crescendo.
Les décors et les costumes sont splendides et ils suffisent à nous plonger directement dans les années 40. La mise en scène est excellente, appuyée par des petits films d'animation en noir et blanc façon BD pour nous permettre de comprendre ce qui se passe à l'extérieur de l'appartement. Quant aux comédiens, ils sont juste parfaits avec une mention spéciale pour l'officier nazi à l'accent allemand impeccable certes très cultivé, mais tellement cruel.
Cette pièce nous fait ressentir un large éventail d'émotions, on est tour à tour choqué, indigné, effrayé, amusé, et on finit par ressentir l'intensité dramatique, le désespoir de la situation... On a la gorge nouée et on retient son souffle jusqu'à la dernière seconde.
Que ferions-nous confrontés à pareille situation ? La vie d'un ami a-t-elle plus de valeur que sa propre vie ? Jusqu'où est-on prêt à aller par loyauté, par amitié ou même par amour ?
Je me pose encore la question...
Théâtre Michel
38 rue des Mathurins - Paris 8e

By Sonia
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Oui, par amour je serais prête à re...
Clap clap.... merci pour cette décou...
Tous les débuts sont hésitants, à ...
Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...