S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

Et puis, certaines fois la pression est trop forte, l'environnement nous emmerde royalement donc on fait fi de la plus élémentaires des prudences. Il ne fait pas bon se promener dehors, mais bordel ma femme s'est habillée, elle est jolie comme un coeur, allons goûter ensemble les fruits interdits du vendredi soir "The night is calling me and I just can't wait / My girl is all dressed up, gonna stay out late" (Fun Lovin' Criminals - Friday Night).
Mais non en fait, vous vous ravisez au dernier moment, votre misanthropie légendaire reprenant le dessus, vous détournant d'un week-end agréable. Même à Glasgow, il fait chaud, c'est l'été et le périple appartement/parc/pub n'est qu'une pâle copie de votre semaine métro/boulot/dodo (Arab Strap - The First Big Week-End).
C'est sans compter avec The Specials, Terry Hall se porte mieux qu'Aidan Moffat même s'il a un doute sur les nuits des vendredi et les réveils du lendemain.
Se rappelle-t-il qu'on s'est amusé comme des fous ?
On s'est bien mis la tête à l'envers et puis il y a eu cette prière muette d'un homme qui veut se souvenir malgré la gueule de bois, "Wish I had lipstick on my shirt / Instead of piss stains on my shoes" (The Specials - Friday Night, Saturday Morning)
Click-click-click-click, the tap drips, the clock ticks and the drumsticks click-click-click-click.
L'enfer ce n'est pas les autres, c'est moi.
Moi et ma petite personne, moi et cet appartement dont je n'arrive pas à m'extirper. Samedi soir et je ne suis pas sorti de mon cube, mon appartement se révolte contre moi et en un précis post-punk, je me retrouve prisonnier du film Répulsion de Roman Polanski. Click-click-click-click. (The Cure - 10:15 Saturday Night)
Sors de là mon vieux !
C'est le Week-End (Pizzicato five - Week-End) ! Remets en ordre tes cheveux, plisse ton costume froissé et va t'éclater.
It's Saturday, you can't wait ! (Norma Jean - Saturday). Arrête de t'apitoyer sur ton sort, on ne sait jamais, tu pourrais faire des rencontres amusantes ou mieux vivre des aventures rocambolesques dans un bar.
Mieux, tu risque de passer la nuit avec ces deux musiciens qui t'embarquent dans leur équipée nocturne ; vous vous arrêterez à ces vieilles baraques de Fish Fry, chanterez de vieilles chansons ; vous vous échaufferez un peu les oreilles, transformant le lieu en salle de ring ; vous ne comprendrez pas pourquoi vous êtes embarqués par la police, mais dans un geste ultime de provocation, vous ponctuerez votre soirée par un "Don't ever mention a fish to me !" mémorable (Louis Jordan - Saturday Night Fish Fry).
La Nouvelle-Orléans en rit encore.
C'est déjà l'aube. Les fantômes de la nuit s'évanouissent, seuls vos yeux de hibou devinent encore leurs silhouettes évanescentes. Vous êtes encore assis à cette terrasse, la gorge en papier mâché, le cendrier plein, les verres pas tout à fait vidés, votre odeur corporelle faisant fuir les corbeaux (Tom Waits - The Ghost of Saturday Night).
Il est peut-être temps d'aller dormir ou... pas. Le soleil darde ses premiers rayons et malgré ta puanteur, tes vêtements sales, ta gueule de bois et ta gorge en papier mâché, tu as envie de rester assis là, à savourer ces quelques instants de quiétude.
A cet instant, tu te sens en harmonie avec les éléments, ton environnement immédiat ; tu es presque en paix avec toi-même et ne sais pas quoi réellement faire à cet instant. Tu te consoles en te disant que demain c'est dimanche, il pleuvra et il ne restera de cette nuit qu'un vague sentiment de plénitude. Jusqu'à vendredi prochain. (Nick Drake - Saturday Sun)
Playlist entièrement écoutable ici.
Pour les Spoti-fous, c'est là

By Ulrich
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Oui, par amour je serais prête à re...
Clap clap.... merci pour cette décou...
Tous les débuts sont hésitants, à ...
Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...